Culture
« Café Na Culture » lance sa Série 0 : Une renaissance culturelle en marche jusqu’en 2026
C’est au Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa qu’a eu lieu, mardi 24 juin 2025, le lancement officiel de la Série 0 du Salon international de la culture « Café Na Culture », une initiative portée par Congo Influence Group, sous la direction de Pedro Mukena.
À travers cette troisième édition, le salon « Café Na Culture » se veut plus qu’un événement ponctuel : il s’inscrit comme un laboratoire permanent de renaissance culturelle et identitaire pour la RDC. Une vision claire, assumée par Pedro Mukena, initiateur du projet, qui affirme :
« Un héritage ne se conserve pas, il se cultive ! »
La Série 0, point de départ de cette édition, s’ouvrira officiellement en juillet 2025 avec un « Labo de Renaissance », un espace de dialogue et de valorisation articulé autour de trois piliers :
1. Gastronomie congolaise : comme livre d’histoire vivante, à travers le pondu, le makayabu et autres plats emblématiques.
2. Architecture urbaine : comme miroir de la résilience collective et témoin des combats passés.
3. Rumba congolaise : reconnue patrimoine mondial, comme vecteur de fierté et d’identité.
Ces thématiques seront explorées à travers des panels, des performances, des expositions et des ateliers pédagogiques.
En septembre, la Série 1 mettra à l’honneur les « griots digitaux » pour réveiller les mémoires orales. En novembre, la Série 2 imaginera Kinshasa comme une ville-musée durable. À moyen terme, le projet vise la création de 12 centres culturels en province (Pacte Mboka) et l’octroi de 100 bourses culturelles via le Fonds Mabele.
Lors de la conférence de presse, plusieurs questions ont été soulevées concernant l’absence de collaboration concrète avec certaines institutions publiques, notamment les ministères de la Culture et du Tourisme. Pedro Mukena a répondu avec réalisme : « Il est très difficile, dans notre société, d’être accompagné par ces institutions. Mais malgré cela, nous avançons avec foi, pour bâtir un projet qui appartient à toute la nation. »
Le salon se veut ainsi un levier pour repositionner la culture comme moteur de développement, et une invitation est lancée à tous : universitaires, artistes, chefs, entrepreneurs, étudiants, jeunes codeurs… « Venez comme des artisans, pas comme des spectateurs. La Renaissance, c’est l’affaire de tous. »
Dorcas Mwavita / CongoProfond.net