Sports
CAF : éliminé en C1 par Amazulu, Mazembe débarque en C2
L’aventure, pour le Tout Puissant
Mazembe en Ligue des champions Africaine, s’arrête en 16e de finale, ce samedi 23 octobre au Stade TP Mazembe, après un match nul d’un but partout contre la formation sud-africaine de Amazulu FC. Malgré cette élimination en C1, Mazembe débarque en C2.
Malgré une domination nette dans le jeu et la possession de balle, le TP Mazembe a été impuissant de battre cette formation sud-africaine bien organisée. Le but qui a occasionné la relégation de Mazembe en C2 est venu à la 37e minute sur un joli coup-franc. Hibrahim Mounkoro repousse le ballon des deux poings, mais personne pour dégager. Bonginkosi récupère et propulse le cuir au fond du filet. Le marquoir du stade TP Mazembe affiche un but à zéro (1-0) en faveur des visiteurs.
Le score d’un but à zéro restera jusqu’à la fin du temps réglementaire, malgré les multiples occasions des Corbeaux qui ont assiégé le camp adverse. Mais aucune solution ne sera trouvée malgré les multiples changements de la part de l’entraîneur des Corbeaux, Franc Dumas.
Adam Bossu va inscrire quand même le but de l’égalisation sur une passe décisive de Issama Mpeko (1-1). Mais insuffisant pour Mazembe de se qualifier en phase de groupes, car au match aller, les deux formations se sont séparés sur le score de nul et vierge. Mazembe quitte donc la Ligue des champions pour le match de barrage de la coupe de la confédération.
Deux équipes sud-africaines, Marouga et Amazulu, sèment la désolation dans le chef des supporters de l’AS VClub et Mazembe à l’espace de 24 heures.
Deux représentants congolais n’ont pas encore joué les matchs retour de ces 16emes de finales, Maniema Union après un match nul à domicile (2-2) contre une équipe sud-africaine Mamelodi. Son sort sera connu ce dimanche 24 octobre en Afrique du Sud et le Daring Club Motema Pembe, la seule équipe congolaise, qui a gagné à l’extérieur (1-2) va jouer ce dimanche au stade des Martyrs face à l’AS Kigali.
Désiré Rex Owamba/ CONGOPROFOND.NET
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
