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CAF C2 : Victorieux de Real de Bamako, TP Mazembe débute la phase des groupes en fanfares
Dans son stade, le TP Mazembe de Lubumbashi entre en lice de la plus belle manière en battant la formation malienne sur le score de trois buts à un (3-1) pour le compte de la première journée de phase des groupes de la coupe de la confédération.
Un match équilibré entre les deux formations au début. A la 25e minute, Jephté, d’un retourné acrobatique dans un angle fermé, trompe Germain BERTHE et ouvre le score. Incontestablement un joli but de l’avant-centre des Corbeaux ! 1-0.
31e minute, corner de Real de Bamako, égalisation malienne sur un jeu de billards. Narcisse NLEND renvoie du point mais le ballon est réceptionné par Ousmane KAMISSOKO à l’entrée de la surface qui met le pied et trouve Moussa COULIBALY qui met au fond (1-1).
38e minute, les Corbeaux attaquent et mettent la pression devant le grand rectangle. ISSAMA surgit et centre à mi-hauteur. Alex, d’un ciseau, met le ballon dans le petit filet… 2-1, score à la pause.
A la deuxième période, Mazembe va attendre jusqu’à la 94 minute de jeu pour finir avec la rencontre, sur une frappe de l’international congolais de U23 Patient, 3 buts à 1 score de la rencontre.
Un succès à l’entame pour les Corbeaux qui affrontent le 19 février le club de Tanzanie Yanga Africa.
Désiré Rex Owamba/Congoprofond.net
Santé
Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC
Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.
Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.
Un appel mondial à l’action
Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.
Un enjeu crucial pour la RDC
Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.
Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.
Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET
