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CAF-C2/C1: DCMP et Nyuki plient bagage, Mazembe passe, VClub en attente !
Il n’y aura pas de représentant de la RDC aux matchs de barrage de la Coupe de la confédération africaine après l’élimination de ses deux équipes engagées dans cette compétition, Nyuki et DCMP. Pendant ce temps, en Ligue des champions, le TP Mazembe vient d’arracher sa qualification à Ndola. VClub devrait patienter jusque ce dimanche pour jouer son match retour face à Bantu FC de Lesotho.
Nyuki et DCMP plient bagage
Le premier, l’AS Nyuki a été débarquée par Petro athletico de Luanda, le vendredi 21 décembre 2018 après la défaite (0-1) du match retour. Alors qu’à Kinshasa cette équipe d’Angola l’avait aussi remporté sur le même score. Les vainqueurs de la coupe du Congo n’ont pas fait poids devant les Angolais.
L’autre représentant de la RDC en C2, le DCMP s’est fait éliminer le même samedi 22 décembre à Abidjan par San Pedro en s’inclinant sur la note de 2-0 . Tandis qu’au match aller le Daring était tenu en échec à Kinshasa sur la note (1-1).
Les poulains du coach Italien Adrea Agostinelli quittent très tôt la compétition comme c’était le cas l’édition passée. Les Tupamaros s’arrêtent en 16e de finale pour la deuxième année consécutive.
Mazembe en phase de groupes, VClub doit encore patienter
Le Tout Puissant Mazembe n’a pas chercher quatre chemins pour se filer en phase de groupes. Après sa courte victoire du match aller, le dimanche dernier dans son stade, les hommes de Pamphile Mihayo sont allés chercher un match nul à Ndola (Zambie) face Zesco United grâce à Trésor Mputu qui a égalisé pour son équipe alors qu’ils étaient menés depuis la première période. Un but partout, c’était le score de ce match retour joué ce samedi 22 décembre2018. Un match nul précieux pour les « Corbeaux » qui les envoient directement en phase de groupes.
Quant aux « Moscovites » de V.Club, eux doivent attendre dans quelques heures, soit ce dimanche 23 décembre, pour chercher aussi leur qualification à l’extérieur devant Bantu FC.
Les Dauphins noirs sont cependant bien partis pour se qualifier en phase de groupes après leur brillante victoire à l’ aller( 4-1) à Kinshasa. Un match nul suffirait pour l’équipe de Florent Ibenge pour se hisser en phase de groupes.
Les finalistes malheureux de la Coupe de la CAF sejournent depuis quelques jours déjà à Lesotho et se sont préparés rigoureusement pour défier cette équipe sud-africaine.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Tribunal pénal économique et financier : Pour Me Carlos Ngwapitshi, la restitution des fonds détournés doit devenir la priorité
Depuis plusieurs décennies, la République démocratique du Congo est confrontée à une criminalité économique persistante. Détournements massifs de fonds publics, corruption systémique et blanchiment d’argent fragilisent les institutions et nourrissent un profond sentiment d’impunité dans l’opinion.
Pourtant, le droit congolais prévoit des sanctions sévères pour ces infractions : jusqu’à 20 ans de travaux forcés, la confiscation spéciale des biens et la restitution des fonds détournés.

Des sanctions théoriques, une restitution quasi inexistante
Dans une analyse récente, l’avocat Carlos Ngwapitshi Ngamashi met en lumière les limites de ce dispositif répressif.
Selon lui, les procès aboutissent souvent à des condamnations spectaculaires, mais rarement à une réparation effective du préjudice subi par l’État. « Le condamné purge sa peine, mais à sa sortie, les millions dissipés ne sont pas restitués », déplore-t-il, pointant ainsi un système judiciaire qui punit sans véritablement récupérer les ressources publiques perdues.
Les failles du système judiciaire actuel
Plusieurs facteurs expliquent cette inefficacité. D’abord, l’absence de mécanismes juridiques contraignants pour forcer la restitution des fonds détournés. Ensuite, la confiscation des biens reste généralement limitée à ceux officiellement enregistrés au nom du condamné, alors que les capitaux illicites sont souvent dissimulés à travers des prête-noms. Enfin, la corruption judiciaire peut conduire à une réduction significative des peines en appel, affaiblissant davantage l’effet dissuasif des sanctions.
La création d’un tribunal spécialisé

Face à ces limites, le président Félix Tshisekedi a récemment promulgué une loi instituant le Tribunal pénal économique et financier, accompagné d’un parquet général spécialisé.
Cette réforme dote le pays d’un instrument judiciaire dédié à la lutte contre la criminalité économique et financière, avec l’ambition de renforcer l’efficacité des poursuites contre les crimes en col blanc.
Les conditions d’une justice crédible
Cette innovation institutionnelle est saluée comme une avancée importante dans la lutte contre la prédation financière.
Toutefois, son efficacité dépendra de plusieurs conditions essentielles : garantir l’intégrité et l’expertise des magistrats appelés à siéger au sein de cette juridiction, assurer une rémunération conséquente accompagnée de primes éventuellement indexées sur les fonds récupérés, et offrir une protection sécuritaire renforcée aux responsables chargés de ces dossiers sensibles.
Un tournant décisif pour la justice congolaise

Pour Carlos Ngwapitshi, la création de ce tribunal doit s’inscrire dans une réforme plus ambitieuse. Il plaide notamment pour l’introduction de mécanismes tels que la médiation pénale, la confiscation générale des biens acquis illicitement, l’imprescriptibilité des crimes économiques ou encore la prison à perpétuité pour les cas les plus graves.
Le message serait alors clair pour les auteurs de détournements : restituer les fonds publics ou s’exposer à la perte totale des biens et à des sanctions irréversibles.
Dans un pays où la corruption a longtemps sapé la confiance citoyenne, la réussite de cette juridiction spécialisée pourrait marquer un tournant historique dans la restauration de l’autorité de l’État.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
