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CAF C1-C2 édition 2018-2019 :les clubs congolais fixés sur leurs adversaires !
C’est ce vendredi 09 octobre 2019 que la confédération africaine de football (CAF) a rendu public les combinaisons des matches interclubs ( Ligue des champions et coupe de la confédération, NDLR …) pour la saison 2018-2019 pour le compte des 32 ème et 16 ème de finale.
Les équipes congolaises engagées à ces compétitions sont donc fixées sur les adversaires. Il s’agit bel et bien de DCMP et Nyuki en coupe de la CAF , Mazembe et V.Club pour la Ligue des champions.
C2, DCMP devant Anges de Fatima (RCA), Nyuki face à Al Ahli Shandi ( Soudan)

Le deux représentants de la RDC à la C2 (DCMP-Nyuki)
Classé troisième à la dernière édition de la Ligue nationale de football(LINAFOOT), le Daring Club Motema Pembe de Kinshasa et le vainqueur de la 54 ème édition de la coupe du Congo l’AS Nyuki de Butembo vont jouer les préliminaires ( 32 ème de finale) de la CAF respectivement face aux Anges de Fatima de la République Centrafricaine et Al Ahly Shandi du Sud Soudan.
Vainqueur de la coupe du Congo, Nyuki de Butembo, qui passe un mauvais moment à la LINAFOOT avec seulement 9 points sur 9 matches joués va devoir entamer la compétition africaine avec un match aller à l’extérieur.
Notons que le match aller du DCMP aura lieu à Kinshasa le 27 ou 28 novembre 2018 et une semaine après pour la manche retour.
Pour rappel, DCMP a déjà rencontré cette même équipe centrafricaine dans cette même compétition en 2010. 4-0 était le score cumulé en faveur des Immaculés.
Écarté en 16 ème de finale face à Nienfang de la Guinée équatoriale la saison passée, le Daring qui a changé son staff technique a désormais à sa tête un coach italien Andréa Agosteneli qui va, sans doute, jouer à la prudence pour ne pas tomber dans les même erreurs que la saison dernière.
C1/ VClub et Mazembe vont faire leurs entrèes en 16 ème de finale

L’AS VClub et le TP Mazembe
Les finalistes de la coupe de confédération l’édition en cours, l’AS V.Club et les Corbeaux de Lubumbashi doivent patienter jusqu’au 16 ème de finale pour faire leur entrée en lisse. VClub devrait attendre le vainqueur du match Township Rollers de Botswana et FC Bantu de Lessoto, tandis que le TP Mazembe, quant à lui, va attendre le vainqueur du match Sonidep du Niger et Zesco United de la Zambie.
Crédit photos : Mapy Manueno
Jolga Luvindisakio/CONGOPROFOND.NET
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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles
C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.
Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle
Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.
La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.
Des contenus déconnectés des réalités africaines
Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.
À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.
Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.
Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.
Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?
Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
