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CAF Awards 2025 : Fiston Mayele au sommet des interclubs africains

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Fiston Kalala Mayele  sacré “Joueur interclubs de l’année” lors des CAF Awards 2025, une distinction qui vient couronner une saison exceptionnelle réalisée avec Pyramids FC. L’attaquant congolais, déjà auteur de performances remarquées en compétitions africaines, a su s’imposer comme l’une des figures majeures des interclubs grâce à son sens du but, sa régularité et son influence sur le jeu de son équipe.

Au cours de cette saison, Mayele a été l’artisan principal du parcours historique de Pyramids en Ligue des champions de la CAF. Il a terminé meilleur buteur de la compétition avec neuf réalisations, multipliant les buts décisifs lors des moments clés. Son apport a culminé lors de la finale retour, où son sang-froid et son réalisme ont permis à son club de décrocher son premier titre continental, inscrivant un peu plus son nom dans l’histoire du football africain.

L’attaquant congolais a également brillé en Supercoupe de la CAF, inscrivant l’unique but du match pour offrir un nouveau trophée à Pyramids FC. Cette capacité à répondre présent lors des grandes affiches a largement pesé dans le choix du jury de la CAF, qui a préféré Mayele à d’autres prétendants, dont Oussama Lamlioui et Mohamed Chibi. Cette récompense met en lumière son évolution fulgurante et son importance grandissante dans le football africain.

Pour la République démocratique du Congo, cette distinction est une immense fierté. Mayele confirme son statut de porte-étendard du football national, inspirant toute une génération de jeunes joueurs. Son parcours, marqué par le travail, la détermination et la patience, montre qu’un talent congolais peut s’imposer au sommet du continent. Avec ce trophée, le Léopard inscrit un peu plus son nom dans la légende du football africain et ouvre une nouvelle page de sa carrière.

 

Désiré Rex Owamba/CONGOPROFOND.NET

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Révision constitutionnelle en RDC : Ferdinand Lokunda et l’ASMECO plaident pour une refondation institutionnelle

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Le débat sur une éventuelle révision ou réforme constitutionnelle en RD Congo continue d’alimenter la scène politique et citoyenne. Parmi les voix qui se font entendre figure celle de Ferdinand Lokunda Dasilva, président de l’Association des Métis au Congo (ASMECO), une structure de la société civile engagée notamment dans la lutte contre la discrimination raciale, la marginalisation et la défense des droits des enfants sans distinction d’origine. 

À travers une série de propositions rendues publiques, Ferdinand Lokunda appelle à une « nouvelle Constitution » qu’il juge plus adaptée aux réalités politiques, sécuritaires et institutionnelles de la RDC. Ses desiderata touchent aussi bien à la nationalité, à l’organisation des institutions qu’au mode de gouvernance du pays.

La double nationalité au cœur des propositions

Parmi les réformes majeures défendues par Ferdinand Lokunda figure la reconnaissance de la double nationalité pour les Congolais. Selon lui, tout citoyen devrait avoir le droit d’acquérir une autre nationalité sans perdre celle de la RDC. Une question qui revient régulièrement dans le débat national, notamment au regard de l’importante diaspora congolaise installée en Europe, en Amérique ou ailleurs en Afrique.

L’activiste estime que cette ouverture pourrait renforcer l’apport économique et intellectuel de la diaspora dans le développement du pays, tout en modernisant le cadre juridique actuel.

Un mandat présidentiel plus long

Autre proposition phare : la modification de la durée du mandat présidentiel. Ferdinand Lokunda suggère soit un mandat de 7 ans renouvelable une seule fois, soit un mandat unique de dix ans non renouvelable. Pour lui, cette réforme permettrait au chef de l’État de disposer du temps nécessaire pour exécuter ses projets de société et garantir une certaine stabilité institutionnelle.

La proposition intervient dans un contexte où la question des institutions et de leur efficacité reste largement débattue au sein de l’opinion congolaise.

Les fonctions de souveraineté et la question identitaire

Le président de l’ASMECO propose également un durcissement des conditions d’éligibilité aux fonctions dites de souveraineté. Selon sa vision, tout Congolais ayant des « affiliations » ou des « cordons ombilicaux » avec un pays voisin ne devrait pas accéder à certaines hautes fonctions de l’État.

Une position qui s’inscrit dans un climat politique marqué depuis plusieurs années par les débats autour de la nationalité, de l’identité et des questions sécuritaires dans la région des Grands Lacs.

Vers un Parlement monocaméral ?

Dans ses propositions, Ferdinand Lokunda défend aussi l’idée d’un Parlement à chambre unique composé de 800 députés, estimant que cette formule serait plus adaptée à l’immensité géographique de la RDC. Il plaide en outre pour des élections présidentielles organisées à deux tours afin de renforcer la légitimité populaire du président élu.

Enfin, il souhaite que les gouverneurs des provinces, les responsables territoriaux ainsi que le Premier ministre soient nommés par le président de la République lorsqu’ils ne sont pas originaires des entités concernées.

Une vision portée par l’ASMECO

À travers l’Association des Métis au Congo (ASMECO), Ferdinand Lokunda développe depuis plusieurs années un discours axé sur la cohésion nationale, la lutte contre les discriminations et la protection des droits des personnes marginalisées. La structure affirme également promouvoir des projets de développement communautaire et l’autofinancement pour soutenir ses actions sociales.

Ces nouvelles propositions constitutionnelles viennent ainsi élargir le champ d’intervention de cette organisation citoyenne qui entend désormais peser dans le débat public sur l’avenir institutionnel de la RDC.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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