Sports
C2-CAF : Jean-Jacques Ndala retenu arbitre principal de la finale aller entre Young Africans et USM Alger
La Confédération africaine de football a rendu public les noms des arbitres de la finale aller, de la Coupe de la Confédération de la CAF, exercice 2022-2023.
Il ressort de cette publication que l’arbitre international congolais, Jean-Jacques Ndala, est désigné pour officier la rencontre entre Young Africans de la Tanzanie et l’USM Alger, prévue pour le 28 mai prochain en Tanzanie, au stade Benjamin Mkapa.
Il sera secondé par Zakhele Thusi d’Afrique du Sud et Olivier Safari Kabene de la RD Congo, respectivement premier et deuxième assistants de la finale, alors que Peter Waweru du Kenya va s’occuper de la VAR.
Après avoir dirigé le quart de finale retour de la Ligue africaine des Champions entre l’ES Tunis et la JS Kabylie, l’homme en noir congolais et âgé de 35 ans, revient aux affaires cette fois-ci, pour la finale aller de la Coupe de la Confédération de la CAF.
Signalons que Ndala est d’ailleurs le même officier désigné à la tête d’un quatuor arbitral congolais pour le match Bénin – Sénégal, un derby ouest-africain comptant pour la cinquième journée des éliminatoires de la CAN 2023.
Pour rappel, Young Africans a éliminé les Sud-africains de Marumo Gallants (2-0, à l’aller et 1-2 au retour), en demi-finales, tandis que l’USM Alger a écarté l’ASEC Mimosas (0-0 à l’aller et 2-0 au match retour).
Cedrick Sadiki Mbala/CONGOPROFOND.NET.
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
