Sports
C1-CAF : le match Sundows-TP Mazembe délocalisé
Le match opposant le Tout Puissant Mazembe de la RD Congo au Mamelodi Sundows d’Afrique du Sud, prévu le samedi 2 mars 2024, a été délocalisé. Initialement prévu au Loftus Versfeld Stadium de Pretoria, le match se jouera finalement au FNB Stadium.

La raison de cette délocalisation est que le stade de Pretoria accueillera un match de rugby opposant les Vodacom Bulls aux DHL Stormers à la même date.
L’équipe de Patrice Motsepe, également président de la CAF, est à égalité parfaite avec le TP Mazembe, avec 10 points, le même goal average, et le même nombre de défaites et de victoires, etc.
Les hommes de Rulani Mokwena sont déjà qualifiés pour les quarts de finale de la Ligue des Champions africaine, tout comme leur adversaire du samedi prochain, Mamelodi Sundows. Mamelodi Sundows est également connu pour sa victoire 24-0 contre Powerlines et est la première équipe à avoir remporté à la fois la Ligue des Champions de la CAF masculine et féminine. Ils n’auront pas une tâche facile face à l’équipe de Moïse Katumbi.
Le FNB Stadium est un stade situé à Johannesburg, dans le quartier de Soweto. C’est la principale enceinte sportive de la Fédération d’Afrique du Sud de Football (SAFA). Ce stade historique a accueilli le match d’ouverture de la Coupe du monde 2010 entre l’Afrique du Sud et le Mexique (1-1), ainsi que la finale de cette compétition entre les Pays-Bas et l’Espagne.
Construit en 1987 à Johannesburg pour accueillir 80 000 spectateurs, sa capacité peut désormais atteindre 94 700 après les rénovations entreprises en 2007.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
Actualité
MMA en RDC : Des champions sans soutien à la veille d’un rendez-vous continental
À l’approche du championnat IMMAF Africa prévu en Angola, la situation de la Team RDC de MMA amateur suscite inquiétude et indignation. Dans une interview sans détour, le manager et acteur sportif congolais Didon Kibuka dénonce l’absence de soutien dont sont victimes les athlètes appelés à représenter le pays.
« On défend le drapeau, mais on nous laisse seuls », résume-t-il, exprimant frustration et tristesse face à une réalité qui, selon lui, se répète année après année. Malgré leur engagement et leurs performances, les combattants congolais doivent encore se débrouiller par leurs propres moyens pour participer à cette compétition continentale.

Un exploit continental resté sans suite
Pourtant, les résultats récents plaident largement en faveur de ces athlètes. Lors de la précédente édition de l’IMMAF Africa, la RDC avait réalisé une performance remarquable en décrochant 10 médailles : 6 en or, 2 en argent et 2 en bronze.
Cette moisson avait hissé le pays parmi les meilleures nations africaines de MMA amateur, confirmant le potentiel et la détermination des combattants congolais. « C’était un exploit », rappelle Didon Kibuka, insistant sur le fait que ces résultats ont été obtenus malgré des moyens limités.
Des promesses non tenues après les honneurs

À leur retour au pays, les athlètes avaient été reçus par les autorités, suscitant espoir et reconnaissance. Des promesses de soutien avaient notamment été évoquées en vue de leur participation au championnat du monde.
Mais selon Kibuka, ces engagements n’ont jamais été concrétisés. Faute de financement, la Team RDC avait été contrainte de renoncer à cette échéance internationale majeure, illustrant un décalage persistant entre les discours officiels et les actes.
Des athlètes contraints de tout financer eux-mêmes

À quelques jours de l’édition angolaise, la situation reste préoccupante. Les combattants amateurs doivent assumer eux-mêmes l’ensemble des frais liés à leur participation : licences, billets d’avion, hébergement, restauration et frais d’inscription.
Une réalité difficile pour ces sportifs non professionnels, souvent sans revenus fixes. « On leur demande de porter seuls tout le poids financier de la représentation nationale », déplore Kibuka, soulignant le sacrifice consenti par ces jeunes athlètes pour défendre les couleurs du pays.
Un appel urgent à la responsabilité collective

Face à cette situation, Didon Kibuka interpelle à la fois les autorités publiques et les partenaires privés. Il appelle à une prise de conscience sur le rôle de ces athlètes, qu’il considère comme de véritables ambassadeurs de la RDC.
Il dénonce également le contraste avec d’autres disciplines mieux soutenues, estimant que les combattants de MMA méritent un minimum de considération au regard des risques qu’ils prennent et des résultats qu’ils obtiennent.
Son message se veut clair : soutenir ces jeunes, c’est investir dans l’image et l’avenir sportif du pays. « Ils ne demandent pas des privilèges, mais simplement de ne plus être seuls », insiste-t-il.
À travers cet appel, c’est toute la question de la valorisation du sport en RDC qui est posée. Alors que le MMA connaît une croissance rapide sur le continent, le pays risque de manquer une opportunité stratégique pour sa jeunesse si rien n’est fait.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
