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Butembo: Vers la mise en ordre dans l’installation des dispositifs de régulation de la route

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Une délégation provinciale de la Commission Nationale de Prévention Routière (CNPR/Nord-Kivu) sejourne en ville de Butembo, au Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo.

Ce madi 22 octobre, elle a conféré avec la Ligue Électronique de Technique Internationale (LETI) et la fondation Cyrille Mbugheki, les deux organisations chargées d’installer les dispositifs de régulation de la route dans cette ville.

Selon Socrate Kahindo Kalimbiro, chargé de technique de la CNPR Nord-Kivu, pour installer un dispositif sur le carrefour d’une route, il faut des études préalable et devant être essayer en dehors de la chaussée pour constater des éventuelles imperfections dans son fonctionnement et suivi par les électroniciens agréés. « On ne peut pas se réveiller et dire qu’on va implanter un panneau de signalisation ou un feu lumineux sur la soute moins mètre la peinture sur la chaussée. Il y a la loi qui donne cette prérogative à la CNPR… », a-t-il ajouté.

« Il faut qu’il y ait des études et après qu’elles aient été menées, on voit le dispositif en amont que nous essayons avant de les mettre sur la RN2 ou bien sur un carrefour ou un rond-point quelconque. Nous devons l’examiner en dehors de la chaussée et pas sur la chaussée parce qu’un moment donné, ça peut provoquer des imperfections dans son fonctionnement. Et si maintenant on l’a assayé en dehors de la chaussée, c’est beaucoup mieux et suivi même par les électroniciens agréés parce qu’on ne doit pas se réveiller un matin et mettre un dispositif sur la chaussée. C’est la loi qui le dit et on ne se réveille pas et se dire d’implanter un panneau de signalisation, un dispositif de prévention sécuritaire routière, moins encore mettre la peinture sur la chaussée, personne n’a cette prérogative à part le service compétent qui est la CNPR », a-t-il éclairé.

Par ailleurs, Socrate Kahindo Kalimbiro, les a encouragés pour l’ initiative car, d’après lui, la sécurité routière est une affaire de tous.

La ville de Butembo connaît actuellement l’essor des dispositifs de régulation de la route. Le dernier est celui inauguré le samedi 19 octobre 2024 au rond-point Mgr Emmanuel Kataliko. c
C’est une œuvre de la LETI qui a promis installé d’utres dans d’autres carrefours très fréquentés de la ville. Mais la plupart d’ habitants de Butembo déplorent une sorte de guéguerre qu’il y a entre la LETI et la fondation Cyrille Mbugheki. Ces deux organisations se tape chacune le monopole d’installation des outils de régulation de la route à Butembo.

Notons que la ville de Butembo compte actuellement deux dispositifs de régulation routière dont le premier est installé au rond-point Kaghuntura et porte la signature de la fondation Cyrille Mbugheki et le deuxième au rond-point Mgr Emmanuel Kataliko.

ACP/Dalmond Ndungo

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Exclu pour avoir défié Jacquemain Shabani : Lady Yangotikala, le député qui prive le VPM de sommeil

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L’annonce a fait l’effet d’une onde de choc dans les couloirs feutrés du Palais du Peuple. L’Honorable Lady Yangotikala Senga, élu de Kisangani sous les couleurs du regroupement AB, a été frappée le 1er avril 2026 d’une exclusion temporaire pour “dérogation à la règle de solidarité” au sein de l’Union sacrée. Son crime ? Avoir simplement exigé du Vice-Premier Ministre Jacquemain Shabani Lukoo qu’il assume son devoir de protection envers les électeurs de la circonscription PR 05.

Une requête aussi légitime que dérangeante, qui a visiblement troublé les nuits du patron de l’Intérieur et de la Sécurité. Mais loin de plier sous le poids de la sanction disciplinaire, le député de la Tshopo l’a reçue avec la sérénité des justes, prenant acte de cette mise au ban sans en reconnaître le fondement. Dans une déclaration empreinte d’une ironie mordante, l’élu a tenu à adresser ses remerciements les plus sincères… au Président du Sénat, Sama Lukonde.

Je le remercie de m’avoir permis d’être libre d’exercer mon pouvoir constitutionnel de contrôle”, a-t-il sobrement fait savoir. Un rappel cinglant du principe fondamental de la séparation des pouvoirs et de l’immunité d’action parlementaire. Lady Yangotikala n’a violé ni la Constitution ni le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, il le martèle avec force. Il n’a fait que tendre le micro des sans-voix de Kisangani vers les oreilles d’un membre du gouvernement sourd aux grondements de l’insécurité.

Cette exclusion révèle au grand jour l’inconfort grandissant d’un exécutif allergique à la moindre question gênante, préférant museler ses propres élus plutôt que de répondre de ses actes. En assumant cette exclusion comme un brevet de liberté, Lady Yangotikala Senga s’impose désormais comme un symbole d’intrépidité. Là où les calculs politiciens du Regroupement AB espéraient éteindre une voix critique, ils ont allumé un contre-feu médiatique dont Jacquemain Shabani aura bien du mal à se dépêtrer.

Pendant que le VPM Jacquemain Shabani Lukoo cherche un sommeil qu’on devine agité, l’intrépide député de Kisangani Lady Yangotikala continue de veiller. Cette affaire rappelle cruellement que sous la coupole du Palais du Peuple, il est encore permis de préférer la défense de sa population aux soubresauts disciplinaires d’un présidium aux abois.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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