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Butembo : Un geste de solidarité des victimes de conflits fonciers envers les détenus de Kakwangura
Les victimes des conflits fonciers de la ville de Butembo, au Nord-Kivu, ont posé un acte fort de solidarité ce jeudi 27 novembre 2025. À l’occasion du troisième anniversaire de la libération de la prison par M. Katsuva Matata Bienfait — aujourd’hui l’un de leurs porte-parole — elles ont apporté aux détenus de la prison centrale de Kakwangura un message de réconfort, de foi, d’espérance, ainsi que des vivres et non-vivres.
« Nous sommes venus leur transmettre un message de foi, de communion et d’espoir. Leur dire qu’il y a un temps pour tout, et qu’un jour ils peuvent sortir d’ici pour reprendre le cours de leur vie. Nous sommes venus les réconforter et leur apporter un appui matériel », a déclaré Katsuva Matata à l’issue de cette visite humaine et symbolique.
Mais derrière ce geste de compassion, les visiteurs ont découvert une réalité préoccupante. Katsuva Matata se dit profondément choqué par les conditions de détention dans cette prison déjà surpeuplée, où un décès a été enregistré le même jour et où de nombreux détenus malades attendent assistance.
« En sortant de là, nous sommes abattus. La situation est alarmante. La prison de Kakwangura abrite aujourd’hui bien plus de personnes qu’elle ne peut en contenir, et on vient encore d’y enregistrer un décès. Des malades y survivent sans soins, et ils ont besoin de l’aide de tous », a-t-il alerté.
La prison urbaine de Butembo compte désormais plus de 1 300 détenus, alors qu’elle a été conçue pour en accueillir 200. Faute de moyens de l’État, les pensionnaires survivent principalement grâce aux dons de personnes de bonne volonté, d’associations et des églises.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Isolé politiquement, Laddy Yangotikala maintient la pression : « Le VPM Jacquemin Shabani doit s’expliquer devant le Parlement ! »
Exclu de son regroupement politique et abandonné par plusieurs de ses soutiens, le député national Laddy Yangotikala refuse de retirer sa motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité. Dans une déclaration publiée ce vendredi 17 avril sur ses plateformes numériques, il a réaffirmé sa détermination à aller jusqu’au bout de sa démarche parlementaire.
À l’origine de cette initiative, déposée le 13 avril à l’Assemblée nationale, l’élu accuse le VPM d’inefficacité face à l’insécurité grandissante à Kinshasa et dans plusieurs autres villes du pays. Malgré les pressions politiques et les désistements enregistrés parmi les signataires, il campe sur sa position.
« Je prends acte de mon exclusion du regroupement. Je remercie le président Jean-Michel Sama Lukonde pour m’avoir permis d’être libre d’exercer le pouvoir de contrôle sur un membre du gouvernement. Je n’ai pas violé la Constitution ni le règlement intérieur. Je n’ai fait que demander au VPM de protéger les électeurs du président Félix Tshisekedi », a-t-il déclaré.
Dans la même veine, Laddy Yangotikala insiste : « Qu’on ne vous trompe pas. Ma motion de défiance n’a pas été retirée. Nous irons jusqu’au bout ». Il dénonce également des tentatives d’entrave à la procédure parlementaire : « Toutes les manœuvres dilatoires qu’ils ont lancées pour protéger le VPM de l’Intérieur et Sécurité, comme le report de la plénière, n’aboutiront pas car le règlement intérieur est clair ».
Cette posture de fermeté intervient dans un contexte politique tendu. L’Union sacrée de la Nation, par la voix de son secrétaire permanent André Mbata, avait désavoué cette motion, évoquant l’absence de quitus préalable. De son côté, l’AFDC-A a exigé de ses deux députés signataires de retirer leurs signatures, tandis que plusieurs parmi les 56 signataires initiaux se sont désistés.
Malgré cet isolement progressif, Laddy Yangotikala se présente comme un élu déterminé à exercer pleinement son rôle de contrôle parlementaire. En résistant aux pressions politiques et aux désaveux, il affirme son refus de céder, martelant un message clair : pour lui, la question sécuritaire mérite un débat public au Parlement, sans compromis ni abandon de sa motion.
Njila Mule/CONGOPROFOND.NET
