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Santé

Butembo : plus de 170 000 enfants ciblés pour la première phase de la campagne contre la poliomyélite

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La première phase de la campagne de vaccination contre la poliomyélite démarre ce jeudi 28 août 2025 sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo. À Butembo, dans la province du Nord-Kivu, 174 771 enfants âgés de 0 à 5 ans sont attendus pour recevoir ce vaccin vital. L’annonce a été faite le lundi 25 août par Mumbere Luhavo Damulo, point focal national de la communication pour la promotion de la santé au sein de la Division provinciale de la santé (DPS), antenne de Butembo.

Selon lui, la ville de Butembo est couverte par deux zones de santé : celle de Butembo qui attend environ 54 000 enfants, et celle de Katwa qui vise près de 120 000 enfants à vacciner. Il a assuré que toutes les dispositions logistiques et techniques sont prises pour le bon déroulement de cette campagne, notamment l’identification de la cible dans les 17 zones de santé sous la responsabilité de la DPS/Butembo.

Mumbere Luhavo a précisé que les vaccins sont déjà disponibles dans toutes les structures sanitaires concernées. Il a également appelé les parents et tuteurs à préparer les enfants concernés et à les rendre disponibles, surtout ceux ayant manqué les vaccins de routine, qui seront également récupérés pendant cette phase.

Prévue du jeudi 28 au samedi 30 août, la campagne se déroulera en stratégie de porte-à-porte avec une journée de ratissage envisagée pour toucher les enfants qui n’auraient pas été vaccinés dans les trois jours.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

À la Une

HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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