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Butembo: L’insécurité comme l’une des causes de la carence du sang au Centre de Transfusion Sanguine

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Révélation faite ce mercredi 14 juin par le Dr Emmanuel Amisi Sefu, en marge de la journée mondiale du don de sang. Pour le responsable du Centre de Transfusion Sanguine( CTC/Butembo), l’insécurité impacte négativement sur les volontaires donneurs du sang. Toutefois, ajoute-t-il, la demande de sang est énorme par rapport au cas à couvrir tous les hôpitaux de la Division Provinciale de la Santé (DPS)/ Antenne de Butembo. 

 

Il a évoqué aussi le refus de certaines gens de donner de leur sangs.

 

« La situation sécuritaire impacte aussi négativement en ce qui concerne le don de sang et il y a des blessés qui sont internés dans différents hôpitaux de la place. Il y a aussi des collectes mobiles de sang qui ne sont pas réalisées dans certaines zones de santé », a-t-il révélé.

 

L’occasion faisant le larron, quelques personnes ont donné de leur sang. C’est le cas de Melchior Kalungero Kasereka, qui a donné pour la première fois de son sang.  » Il n’ y a aucun danger sanitaire en donnant de son sang.

Je me sens heureux car je viens de sauver une vie en donnant de mon sang pour la première fois. J’ai pensais que cela aurait un impact négativement sur mon corps, mais tout va bien après avoir donner mon sang », a-t-il appuyé.

 

Précisons que le thème retenu pour cette année est: « Le sang, placement, partageons la vie, donnons souvent ! ».

 

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité

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L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.

Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.

Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »

Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :

« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »

Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.

Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »

Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.

Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.

Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET

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