Société
Butembo : libération de 30 détenus de la prison de Kakwangura pour désengorgement
Le nouvel auditeur de l’auditorat militaire de garnison de Butembo, au Nord-Kivu, a procédé, ce mercredi 24 décembre 2025, à la libération de 30 détenus de la prison urbaine de Kakwangura. Selon le capitaine Hubert Kabandani, parmi les bénéficiaires figurent 14 civils, dont 3 femmes, ainsi que 16 militaires, détenus pour la plupart pour des faits bénins.
Cette opération s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de désengorgement des prisons menée par le gouvernement congolais. Le magistrat militaire a précisé que le gouverneur du Nord-Kivu a insisté pour que la province s’aligne sur cette vision visant à réduire la surpopulation carcérale à travers le pays.
« L’action que nous menons aujourd’hui s’inscrit dans la politique du gouvernement relative au désengorgement des prisons en RDC. L’autorité provinciale a tenu à ce que nous nous inscrivions dans cette logique en libérant les détenus poursuivis pour des infractions bénignes. C’est dans ce cadre que nous avons procédé à la libération de 30 détenus, dont 16 militaires et 14 civils, parmi lesquels 3 femmes », a déclaré le capitaine Hubert Kabandani.
Présent lors de cette activité, le président de la société civile de Butembo, le révérend pasteur Mathe Sanaane, a salué un geste longtemps attendu par les forces vives, soulignant que la prison de Kakwangura est régulièrement confrontée à la surpopulation, aggravée par la lenteur dans le traitement des dossiers judiciaires. Il a exprimé le souhait que ce type d’initiative se poursuive, une promesse que le nouvel auditeur militaire a d’ailleurs faite, annonçant son retour à Kakwangura la semaine prochaine pour le même exercice.
À ce jour, la prison urbaine de Kakwangura compte plus de 1 500 détenus, alors qu’elle a été conçue pour une capacité d’accueil de seulement 200 personnes.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
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Rapport de monitoring de l’action publique : à peine 25% des décisions prises par le gouvernement sont finalisées, 45% en progression et 30% à documenter (CEPAS)
Le Centre d’Études Pour l’Action Sociale (CEPAS) a présenté ce mardi 2 juin 2026, le rapport de monitoring de l’action publique en République demormcratique du Congo (RDC), démontrant qu’à peine 25% des décisions prises par le gouvernement ont été finalisés, 45% sont en progression et une grande partie d’autres décisions, dont une trentaine restent encore à documenter.

Présentant ce document, devant la presse à Kinshasa, Christian Ndombo Moleka, consultant en CEPAS et président de la dynamique des politologues du Congo a inventorié et déploré que sur les 139 décisions prises au niveau des Conseils des ministres, seule, une vingtaine a été réalisée, reconnaissant que « la volonté d’orienter l’action stratégique est là » mais le défi reste dans la mise en œuvre et la continuité de l’action gouvernementale.
« Ce rapport, pratiquement de trois ou quatre trimestres, soit d’avril en décembre 2025 permet de mesurer l’action publique, la redevabilité du gouvernement et de renforcer l’efficacité de l’action publique », a expliqué Christian Moleka, précisant qu’il « mesure également le niveau réel de transformation de la prise de décision en action publique, identifie les contraintes structurelles et propose une cartographie des activités qui participent au monitoring. »

De son côté, le Père Alain Nzadi, directeur du CEPAS a précisé les objectifs assignés derrière cette initiative. « Notre ambition est que cette analyse contribue au débat public de manière sereine, constructive et utile. Nous espérons qu’elle permettra d’alimenter la réflexion collective sur les moyens de rendre l’action publique plus efficace, plus transparente et davantage orientée vers des résultats concrets », a-t-il déclaré.

Et de poursuivre : « les recommandations formulées dans cette étude s’inscrivent dans cette perspective. Elles visent notamment à promouvoir une culture de résultats, à renforcer les difficultés… des dispositifs de monitoring gouvernemental, à améliorer la coordination interinstitutionnelle et à développer des outils de redevabilité permettant un meilleur suivi de l’exécution des engagements publics. »

À en croire les conférenciers, « au fond, la question centrale qui traverse ce travail est simple : comment faire en sorte que chaque décision publique produise efficacement la valeur attendue pour les citoyens ? », se sont-ils interrogés, souhaitant que cette réflexion pousse le gouvernement à une mise en œuvre rapide de l’action publique au profit des intérêts de la population congolaise.
Exaucé Kaya
