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Société

Butembo: L’évacuation des kiosques sur les artères principales, le maire rencontre les propriétaires

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Une réunion entre le maire et les propriétaires des kiosques sur les artères principales de la ville de Butembo, ville du Nord-Kivu, s’est tenue ce lundi 30 mars 2026.C’est la salle des reunion de la mairie de Butembo qui a servi de cadre à cette rencontre dans laquelle, l’autorité urbaine a appelé les tenanciers ces kisoques à s’acquitter de leurs obligations bien que une décision d’ensemble va sortir de la réunion du vendredi prochain.

« Nous nous mettons d’accord pourque le vendredi de nous retrouver pour que le vendredi une décision d’ensemble soit prise.C’est une décision d’ensemble mais nous ne devons pas nous déroger de nos obligations.C’est une instruction que nous avons reçue et que vous aussi, vous devez accepter que c’est une décision que nous aurons à prendre et que l’exécution doit avoir lieu.Nous allons nous concerter ce jour-là pour nous puissions tirer les ficeles qui plairont toute le monde.Commencez déjà à vous préparer parce que nous devons pas laisser les kiosques à travers la ville, à travers les espaces publics.Nous devons nous préparer pour ça« , a déclaré le maire de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger.

Parmi les participants à cette rencontre, le député provincial Kambale Lutsumbi Bienvenu, qui avait déjà écrit au maire pour la constitution d’une commission à ce sujet et élargir le moratoire de l’exécution de la mesure.Cet élu du peuple de Butembo salue l’initiative de l’autorité urbaine pour échanger avec ces petits commerçants pour d’abord les conscientiser et trouver une issue consentielle.

« Je salue l’initiative du maire parce que après la décision qu’il a sortie par rapport à cette opération qui s’effectue à Beni et même à Kinshasa.Nous avions eu la souplesse de réagir demandant Mr le maire certaines choses.La première, consistait à constituer une commission qui intègre tout le monde et qui va permettre qu’on identifier les installations qui seront concernées, de deux nous avons demander que le délais est trop court et qu’ils soit élargi et donner suffisamment du temps aux opérateurs économiques et trois, repenser la mesure de l’arrestation des gens qui stationnent leurs engins roulants sur la chaussée et les compléter avec les initiatives qui se réaliser au niveau de la province, l’identification des parkings.Et donc aujourd’hui, c’est une satisfaction pour nous parce qu’il a répondu en invitant les concernés pour les conscientiser parce que nous allons attendre la dernière décision le vendredi comme ici annoncé dans cette séance mis déjà nous présumons que la décision ne va pas tomber, elle va continuer mais si elle va continuer, il va falloir que le maire tienne compte de ce que nous avons demandé« , a-t-il dit.

Cette réunion a connu la présence des 4 bourgmestres de la ville de Butembo, des services techniques de la mairie et des représentants des mouvements citoyens.

Dans un communiqué rendu public le début de la semaine dernière, l’autorité urbaine a accordé 7 jours à tous les propriétaires des kiosques ou boutiques se trouvant sur les artères principales à les démolir.Cette décision a suscité beaucoup de réactions chez les acteurs politiques, la société civile, les mouvements citoyens et même chez les tenanciers de ces petites unités de production.Ils contestent cette mesure du maire de la ville commerciale du Nord-Kivu.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Société

Délabrement avancé de la route Mahenga à Camp Luka : les trafics et échanges commerciaux entre Selembao et Ngaliema affectés par la dégradation de la chaussée

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Entre les communes de Selembao et Ngaliema, la route Mahenga était devenue une véritable délivrance pour les riverains de Camp Luka, longtemps enclavés. Après près de huit à dix mois d’abandon total, cette voie secondaire est aujourd’hui devenue un véritable calvaire, rendant les échanges commerciaux et la circulation particulièrement difficiles.

La route Mahenga, voie de contournement stratégique reliant Selembao notamment le tronçon situé vers l’avenue Landu au quartier Sakombi, dans la commune de Ngaliema, se trouve actuellement dans un état de délabrement avancé. Faute d’aménagement régulier depuis plusieurs mois, elle est devenue presque impraticable, notamment pour les véhicules assurant le transport de jus et de boissons.

Cette voie, qui traverse le quartier urbain de Camp Luka, représentait autrefois un axe important et une solution économique pour la population locale. Aujourd’hui, cette même artère constitue un véritable cauchemar : eaux stagnantes provoquant des odeurs nauséabondes, déchets non canalisés entraînant des inondations récurrentes et présence permanente de boue, même en pleine saison sèche. Une situation aggravée par le manque d’urbanisation et les conditions de vie précaires dans ce quartier populaire.

Les conséquences économiques sont visibles à l’œil nu. Les camions affectés au transport de boissons et autres marchandises ne peuvent plus emprunter la route Mahenga. Contraints de passer par la route 24 Novembre, également fortement dégradée, plusieurs véhicules sont obligés de s’arrêter avant d’atteindre leur destination finale. Cette situation rallonge les délais de livraison et accélère l’usure des engins.

Les échanges commerciaux entre Selembao et Ngaliema sont ainsi devenus extrêmement pénibles, voire impossibles pour certains produits. Les commerçants, qui rejoignaient autrefois l’autre commune en moto pour un coût variant entre 1 500 et 2 000 FC, sont désormais contraints de descendre à l’arrêt Mabanka et de poursuivre le trajet à pied, transportant leurs marchandises sur la tête.

Les vendeurs ambulants, eux aussi, peinent à exercer correctement leurs activités faute de mobilité fluide.

La vie quotidienne des habitants est fortement affectée. Ménagères, écoliers et travailleurs circulant entre les deux communes sont contraints de poursuivre leurs déplacements à pied après avoir été déposés à l’arrêt Mabanka. Les motocyclistes refusent désormais d’aller au-delà de ce point.

Les malades éprouvent également d’énormes difficultés pour accéder aux structures sanitaires. Plus grave encore, l’état impraticable de la route Mahenga complique l’accès au cimetière de Kitambo, obligeant les familles endeuillées à effectuer de longs et pénibles détours.

Pourtant, cette route demeure d’une importance capitale pour les habitants de cette partie de Kinshasa. Son abandon n’a pas seulement aggravé l’enclavement de Camp Luka ; il a aussi fragilisé les liens économiques et sociaux entre deux grandes communes de l’ouest de la capitale.

Face à cette situation, la réhabilitation urgente de la route Mahenga est vivement sollicitée par les riverains afin de mettre fin à ce calvaire quotidien.

Elvit Kumbu/Congoprofond.net

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