Connect with us

Actualité

Butembo : les taximen de tricycles saisissent le maire pour retrouver leur collègue Kavira Zawadi, enlevée

Les conducteurs de tricycles, communément appelés Bajaj, ont déposé, ce vendredi 3 avril 2026, un mémorandum auprès du maire de Butembo afin de solliciter son implication dans la recherche de leur collègue, Kavira Zawadi, enlevée il y a une semaine par des inconnus.

Selon Kambale Blaise Musovoli, président du Réseau des taximen au Congo (RETAC), cette démarche vise à alerter l’autorité urbaine sur la recrudescence de l’insécurité visant les conducteurs de transport en commun.

« Nous sommes venus remettre un mémorandum au maire. Il contient trois points. Le premier concerne notre collègue taximan tué par balles le 27 mars dernier vers Kyambogho, dont la moto a été emportée. Le deuxième porte sur l’enlèvement de notre collègue Kavira Zawadi Kabuyaya, survenu il y a une semaine sur l’avenue d’Ambiance. Ses ravisseurs exigent une rançon et elle reste introuvable. Enfin, nous demandons au maire de s’impliquer pour retrouver ces présumés bandits et démanteler ce réseau qui nous insécurise », a-t-il déclaré.

Le président du RETAC indique qu’un délai de 48 heures a été accordé à l’autorité urbaine pour obtenir des résultats, faute de quoi des actions de grande envergure seront envisagées.

Réagissant à cette démarche, le maire de Butembo, le commissaire supérieur principal Mowa Baeki Telly Roger, a salué l’initiative des taximen tout en appelant à une responsabilité collective face aux défis sécuritaires.

« Nous vous remercions pour ce mémorandum. La situation sécuritaire de Butembo, une ville de plus d’un million d’habitants, ne permet pas de déployer un agent devant chaque parcelle. La sécurité est l’affaire de tous. Nous appelons la population à la vigilance et à dénoncer tout cas suspect à temps », a-t-il déclaré.

Pour rappel, Kavira Zawadi Kabuyaya a été enlevée le jeudi 26 mars 2026 sur l’avenue Beni. Depuis lors, elle reste sans nouvelles, tandis que ses ravisseurs réclament une rançon à sa famille.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET