Connect with us

Société

Butembo : Les médias appelés à affilier leurs employés à la CNSS

Published

on

Les médias sont appelés à affilier leurs personnels à la Caisse Nationale de Sécurité Social (CNSS). C’est l’appel du Chef urbain de la communication et médias aux responsables des radios et télévisions, des Chefs de programmes et animateurs au cours d’une réunion qu’il a tenue, ce lundi 15 janvier 2024, dans la salle des reunions de la mairie de Butembo, au Nord-Kivu. Étienne Muhindo Ise a indiqué que c’est pour prévenir et sécuriser les membres de ces médias qui doivent être déclarés.

« Nous avons parlé aussi de ce que les radios doivent faire s’agissant de leur personnel par exemple. Ce personnel qui doit être non seulement affilié mais aussi déclaré, n’est-ce pas, au niveau de la CNSS, parce qu’on ne sait jamais. On a toujours dit que gouverner, c’est prévenir », a-t-il martelé.

Toujours au courant de cette première réunion, depuis qu’il est aux affaires, les participants ont été informés sur la nomenclature de ce que les médias doivent payer à l’État. S’agissant d’autres points, une rencontre sera tenue avec le responsable de la DGRAD et le Chef de division de la communication au niveau de la province.

Précisons que cette réunion a aussi connu la participation des responsables des imprimeries et librairies.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

À la Une

Esclavage des enfants : A Kananga, l’urgence d’agir face au phénomène « Bayanda »

Published

on

Au cours d’une ronde effectuée par CONGOPROFOND.NET, dans la ville de Kananga, un constat alarmant s’impose : de nombreux enfants et adolescents sont livrés à eux-mêmes dans les rues. Certains, encore en âge scolaire, sont contraints de travailler comme transporteurs à vélo, communément appelés « bayanda », pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Ces jeunes, qui devraient être assis sur les bancs de l’école, arpentent plutôt les artères de la ville, exposés à toutes les formes de vulnérabilité. Une situation qui illustre crûment une réalité persistante, bien loin des discours officiels.

Une Journée mondiale au goût amer

Le 16 avril, à l’occasion de la Journée mondiale contre l’esclavage des enfants, cette réalité a pris une résonance particulière. À Kananga, cette journée n’a pas été une simple commémoration, mais un révélateur d’un phénomène profondément enraciné.

Des acteurs de la société civile ont saisi cette occasion pour interpeller l’opinion publique et les autorités, appelant à une prise de conscience urgente face à ce qu’ils considèrent comme une forme moderne d’exploitation des enfants.

La société civile hausse le ton

Parmi les voix les plus engagées, celle de la structure La Voix des Jeunes du Grand Kasaï (VJKA-ASBL), dirigée par sa coordonnatrice Merveille Tshibola, dénonce une situation préoccupante. Selon elle, abandonner un enfant à la rue revient à compromettre l’avenir même de la République démocratique du Congo.

Elle souligne qu’au Kasaï-Central, de nombreux enfants sont arrachés à leur environnement naturel (la famille, l’école et les espaces de socialisation ) pour être plongés dans des activités pénibles, notamment dans les marchés, les carrières ou sur les routes.

Des pratiques assimilées à une forme d’esclavage

Pour plusieurs observateurs, cette situation tend à se banaliser, au point d’être tolérée dans certaines couches sociales. Pourtant, les conséquences sont lourdes : exposition aux dangers, mendicité forcée et travaux pénibles deviennent le quotidien de ces mineurs.

La présidente provinciale du Cadre de concertation de la jeune fille rappelle que le foyer doit rester un espace de protection. De son côté, Vincent Kayembe Tshiamumanya, coordonnateur provincial de la Commission nationale des droits de l’homme, condamne fermement ces pratiques, qu’il juge inacceptables.

Un appel pressant à l’action

Au-delà du constat, la société civile lance un appel clair : la lutte contre l’esclavage des enfants ne peut se limiter à des discours. Elle exige des actions concrètes, des politiques publiques adaptées et une responsabilisation accrue des parents.

À Kananga, derrière chaque enfant exploité se dessine une crise silencieuse : celle d’une génération privée de ses droits fondamentaux. Face à cette réalité, les acteurs locaux ne demandent plus ( ils exigent ) des mesures urgentes pour protéger l’enfance et restaurer sa dignité.

Mike Tyson Mukendi / Congoprofond.net

Continue Reading