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Butembo : Les députés nationaux à l’écoute des forces vives sur l’économie et la sécurité

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En mission de contrôle parlementaire à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, une délégation de dix députés nationaux a échangé, samedi 6 septembre, avec les représentants des différentes couches sociales. La rencontre, tenue dans la salle des réunions de l’hôtel de ville, avait pour but de recueillir les préoccupations de la population et de les transmettre à l’Assemblée nationale.

À en croire Patrick Matata, député de Kisangani et chef de la délégation, les discussions ont porté principalement sur les opérations d’importation, d’exportation et sur les produits d’accises. « Avec la FEC, les organisations de la société civile et plusieurs autres acteurs, nous avons eu des échanges riches. Nous repartons suffisamment édifiés et porteurs de nombreuses recommandations que nous défendrons au niveau de l’Assemblée nationale », a-t-il déclaré, aux côtés de l’élu de Butembo, Rémy Mukweso.

La question sécuritaire, notamment l’état de siège en vigueur dans le Nord-Kivu et l’Ituri, a occupé une place centrale dans les échanges. De nombreux participants l’ont qualifié « d’inefficace », appelant à sa levée ou à sa requalification. Sur ce point, Patrick Matata a rappelé la nécessité pour l’État de renforcer d’abord les moyens de lutte contre l’occupation du territoire et les menaces terroristes avant toute décision définitive. « Avec l’évolution de la situation, l’Assemblée nationale pourra examiner l’opportunité de requalifier ou de lever cette mesure exceptionnelle », a-t-il indiqué.

Avant de rencontrer les forces vives, les députés avaient déjà tenu une séance de travail avec les responsables de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), ainsi que les membres de la FEC/Butembo-Lubero.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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Nord-Kivu II : sans paiement, le SYNIECO menace de boycotter les évaluations nationales

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Le Syndicat des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) Nord-Kivu II a posé, dimanche, plusieurs conditions pour participer aux évaluations nationales prévues cette année, exigeant notamment le paiement urgent des frais liés à leur organisation.

Par la voix de son secrétaire provincial, Kakule Kombi Samuel, le syndicat demande au Gouvernement congolais de libérer en urgence les fonds prévus dans le budget déjà soumis par les Inspecteurs provinciaux principaux (IPP), ainsi que d’apurer la dette de 51 % restant due aux intervenants des épreuves certificatives de l’année précédente.

« Nous demandons au Président de la République de s’impliquer personnellement afin que les évaluations soient financées en urgence, conformément au projet déjà présenté. Les inspecteurs travaillent dans des conditions difficiles, parfois dans des zones reculées et insécurisées, nécessitant d’importants moyens logistiques. Personne ne peut accepter de travailler sans moyens », a déclaré Kakule Kombi Samuel.

Le SYNIECO exige également le paiement, avant le 27 avril 2026, des frais de participation des candidats aux différentes épreuves nationales.

Selon le syndicat, ces revendications font suite aux engagements non tenus par le Gouvernement lors de la session précédente. Il affirme que seuls 49 % des fonds avaient été décaissés, laissant une dette de 51 % dont certains intervenants n’ont toujours pas été payés à ce jour.

Face à cette situation, les inspecteurs préviennent qu’ils pourraient ne pas prendre part aux prochaines échéances nationales si leurs préoccupations ne sont pas prises en compte.

Ils annoncent, par ailleurs, une réunion d’évaluation le 27 avril prochain. En cas d’absence de réponse du Gouvernement, une marche pacifique de protestation sera organisée à Butembo, avec dépôt d’un mémorandum à la mairie.

Malgré ces tensions, le SYNIECO a salué les efforts de l’État dans la prise en charge des épreuves certificatives, notamment le Test national de sélection, d’orientation scolaire et professionnelle (TENASOSP), l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP) ainsi que l’Examen d’État, dont la hors session est prévue à partir du 4 mai 2026.

Parallèlement, l’incertitude persiste quant à la reprise effective des cours dans les écoles primaires publiques de Butembo et Beni, en dépit des appels lancés par les autorités éducatives et l’intersyndicale.

Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET

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