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Politique

Butembo: Le député national Rémy Mukweso prêche l’unité autour des FARDC pour battre l’ennemi

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Le député national Rémy Mukweso a fait une restitution à la population de ses 6 mois à l’Assemblée nationale, ce dimanche 21 juillet 2024 dans la salle Reine de la paix de Butembo, au Nord-Kivu, à l’Est de la RDC.

Dans une salle archicomble, cet élu de Butembo est revenu sur plusieurs actions qui l’a menées depuis son élection comme représentant du peule.

Il a parlé du plaidoyer mené en commun avec ses collègues députés de la région pour la prise en charge par le gouvernement central des frais de participation à l’examen d’État des finalistes du secondaire du Nord-Kivu.

Par ailleurs, ce meilleur élu de la ville de Butembo s’est appesanti sur la situation sécuritaire qui prévaut dans le Grand Nord avec l’avancée des rebelles du M23 vers les villes de Butembo et Beni. Rémy Mukweso a séance tenante montré la dangerosité de l’ennemi qui est, d’après lui, le Rwanda. Ce pays envie les terres congolaises et son objectif est de les occuper, pense-t-il. C’est pourquoi, il appelle la population à s’approprier cette situation parce que « nous faisons face à un ennemi qui veut occuper les terres de nos ancêtres à travers la ruse en se déguisant en libérateur ».

Cet élu de la ville commerciale du Nord-Kivu rassure tout de même que cette situation de guerre ne perdura pas. Mais en une seule condition: « la population doit cultiver l’unité autour de nos forces armées », suggère-t-il.

 » La situation d’aujourd’hui ne perdura pas. Un jour ça prendre fin mais si nous voulons à ce que nous ayons la paix, nous devons cultiver l’unité autour de nos forces armées pour avoir une grande force afin de battre l’ennemi. Aussi longtemps que cet ennemi ne bénéficiera pas de l’appui populaire ici, il ne saura pas nous vaincre. Cette guerre-ci, nous avons l’obligation de la vaincre parce que c’est une guerre d’identité, c’est une guerre de terre, c’est une guerre de nos richesses; on ne peut laisser ça à l’ennemi « , a-t-il dit.

L’ennemi a l’objectif de balkaniser le pays en voulant fatiguer la population et en créant des situations inacceptables pour qu’elle se fatigue. Heureusement, ce plan là ne va pas marcher aux yeux du peuple, a-t-il conclu avant d’annoncer d’autres rencontres de recevabilité dans plusieurs quartiers de la ville de Butembo pendant ce temps de ses vacances parlementaires.

Dalmond Ndungo

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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