Politique
Butembo : Le coordonnateur provincial du parti Ensemble/Nord-Kivu 2 dans la rue pour dire non à la réforme constitutionnelle
Le coordonnateur provincial de Ensemble pour la République Nord-Kivu 2 a été dans la rue ce mardi 11 décembre 2024 à Butembo, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, pour s’opposer au changement ou à la révision constitutionnelle. Parti en solo du rond-point maintenant vers l’évêché sur le boulevard Julien Paluku Kahongya, Joseph Safari Akauesu Baba, papier à la main portant, mention: « non au changement de la constitution », « Non à la révision de la constitution », « la RDC n’ a pas les problèmes des textes, plutôt la bonne volonté politique », « Non a la présidence en vie », a traversé ce boulevard avant de faire la jonction de la rue Président de la République pour chuter enfin à l’hôtel de ville en passant par la rue Jérôme Masumbuko. Là, il a déposé son mémorandum adressé au Chef de l’État pour que ce dernier renonce à son initiative.

« Eût égard à ce qui précède, aucun article ne nous vous empêche à résoudre les problèmes graves et urgents aux quels notre pays est confronté. Notre pays n’a pas le problèmes des textes mais plutôt de la volonté politique pour son émergence. Nous vous demandons sagement de renoncer au projet de changement de la constitution et privilégier la cohésion sociale à cette période où notre pays est en train de faire face au plan de balkanisation mais aussi écrire une nouvelle page de l’histoire. Aux congolais et congolaises de rester trop vigilants et jaloux à la défense de notre de la patri et notre constitution, pacte républicain.Changer la constitution serait briser la cohésion sociale et un danger permanent à la balkanisation de notre pays« , a-t-il lu dans ce document devant le représentant de l’autorité urbaine.
Ce dernier l’a d’ailleurs félicité pour le caractère pacifique et non violent de sa manifestation avant de lui promettre qu’il va transmettre ce mémorandum a qui de droit.
Le manifestant Joseph Safari Akayesu Baba, du parti politique de l’opposition Ensemble pour la République de Moîse Katumbi a aussi expliqué pourquoi il a marché en solo sans les membres de sa formation politique.Selon lui, c’est pour respecter les instructions de l’état de siège au Nord-Kivu et Ituri qui interdit les manifestations populaires. Toute fois, Joseph Safari Akayesu Baba annonce prochainement la tenue des plusieurs actions de grande envergure par les acteurs politiques de l’opposition de tout bord pour contraint le président de la République d’abandonner son intention de changer ou de réviser la constitution.
Dalmond Ndungo
Politique
États inquiétants des routes dans le Haut-Uele : l’A.Ch Blaise Omunyepa remet en cause la politique provinciale de Jean Bakomito
L’état préoccupant des routes dans le Haut-Uele relance le débat sur la politique des infrastructures menée par le gouverneur Jean Bakomito Gambu. Face à des axes routiers jugés dégradés et peu durables, Blaise Omunyepa, président fédéral de l’Alliance pour le Changement (Haut-Uele 2), critique ouvertement les choix opérés par l’exécutif provincial.

Le gouvernement provincial met pourtant en avant plusieurs travaux de réhabilitation réalisés sur fonds propres, présentés comme un effort pour désenclaver les territoires et faciliter les échanges vers Isiro. Ces initiatives sont perçues par les autorités comme un pas important vers le développement économique de la province.
Mais pour Blaise Omunyepa, l’enjeu ne réside pas dans le nombre de kilomètres réhabilités, mais dans la qualité des infrastructures. Il estime que privilégier des routes en terre, souvent impraticables en saison des pluies, ne répond pas aux besoins réels des populations.

Cette critique rejoint le ressenti de nombreux usagers qui dénoncent la dégradation rapide de certains tronçons à peine aménagés. L’opposant plaide pour une politique axée sur l’asphaltage et des ouvrages durables, capables de soutenir les activités économiques sur le long terme.
Au-delà de l’aspect technique, Blaise Omunyepa soulève aussi la question de la gouvernance et de la gestion des ressources publiques. Un débat de fond s’installe ainsi dans le Haut-Uele : faut-il miser sur la quantité des réalisations ou sur la qualité des infrastructures pour impulser un développement durable ?
Junior Kasamba
