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Province éducationelle Nord-Kivu II : Lancement officiel de la session ordinaire de l’Examen d’État 2025, plus de 30.000 finalistes en lice
Ce lundi 28 juillet 2025, la session ordinaire de l’Examen d’État a été officiellement lancée à Butembo, dans le Nord du Nord-Kivu. Cette ville, qui abrite le siège de la province éducationnelle Nord-Kivu II, aligne cette année 30.077 finalistes, dont 1.513 filles, à ces épreuves nationales.

La cérémonie de lancement s’est déroulée à l’Institut Technique Agricole et Vétérinaire (ITAV/Butembo), en présence des autorités politico-administratives, éducatives et des représentants des parents d’élèves. Le coup d’envoi a été donné par le maire de la ville, le Commissaire Supérieur Principal Mowa Baeki Telly Roger.
Dans son discours, l’autorité urbaine a salué la résilience des finalistes tout au long de l’année scolaire. Il les a appelés à la sérénité et à l’intégrité durant la passation des épreuves : « Chers lauréats, je vous félicite pour la persévérance dont vous avez fait preuve. Je vous exhorte à garder votre sang-froid, à adopter une attitude digne et responsable, et surtout à bannir toute forme de fraude, tricherie, corruption et autres antivaleurs », a-t-il déclaré.
Pour sa part, le représentant de l’inspecteur principal provincial du Nord-Kivu II, Yuma Dile, a précisé que le nombre de centres de passation est passé de 96 à 103 cette année, afin de rapprocher les lieux d’examen des candidats.
Il a également souligné que, parmi les inscrits, 121 candidats participent au jury national du cycle court, dont 93 sont des filles.
La session 2025 de l’examen d’État s’étale sur quatre jours, du lundi 28 au jeudi 31 juillet. Le calendrier prévoit :
Jour 1 : Culture générale
Jour 2 : Branches spécifiques
Jour 3 : Sciences
Jour 4 : Langues
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Joseph Kabila : « Il faut balayer le système actuel et renouveler la classe politique congolaise »
L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a livré une rare prise de parole publique dans une déclaration rendue publique ce jeudi 11 juin. Au cœur de son message : une critique sévère de la gouvernance actuelle et un appel à une profonde transformation du paysage politique congolais.

Un plaidoyer pour un changement radical
Selon Joseph Kabila, la crise multidimensionnelle que traverse la RDC est avant tout le résultat d’un problème de gouvernance. L’ancien chef de l’État estime qu’un simple changement de dirigeants ne suffirait pas à redresser le pays.
« Il faut balayer ce système », affirme-t-il, plaidant pour une refonte de la classe politique congolaise afin de permettre l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.
Une nouvelle classe politique pour la RDC
Pour l’ancien président, les mécanismes traditionnels de renouvellement politique n’ont pas produit les résultats escomptés. Il suggère ainsi d’explorer d’autres voies, notamment l’organisation de primaires, afin de favoriser une compétition politique plus ouverte et plus représentative.
Joseph Kabila considère que le système actuel ne permet pas d’apporter les changements profonds dont le pays a besoin et qu’une participation accrue des citoyens sera indispensable dans ce processus.
Le rôle central des citoyens
Au-delà des réformes institutionnelles, l’ancien président insiste sur la nécessité de renforcer le sens civique de la population. Selon lui, la transformation de la RDC ne pourra se réaliser que grâce à une implication active des Congolais dans la vie publique et dans la défense des valeurs démocratiques.
Il prévient toutefois qu’un tel chantier demandera du temps et ne pourra être mené à bien « ni en quelques semaines, ni en quelques mois ».
Une vision pour l’avenir du pays
Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement tendu en RDC. À travers ses déclarations, Joseph Kabila appelle à une réflexion de fond sur l’avenir du pays, estimant que les défis actuels nécessitent des réponses structurelles plutôt que des solutions ponctuelles.
L’ancien président défend ainsi l’idée d’un renouvellement du système politique et d’une mobilisation citoyenne capable d’accompagner les réformes qu’il juge indispensables pour la stabilité et le développement de la République démocratique du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
