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Santé

Butembo : lancement de la première phase de la campagne de vaccination contre la poliomyélite

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La première phase de la campagne de vaccination contre la poliomyélite des enfants âgés de 0 à 59 mois a été officiellement lancée ce mercredi 27 août 2025 par le maire de Butembo, au Nord-Kivu. La cérémonie s’est tenue au marché de Rughenda, où le commissaire supérieur Mowa Baeki Telly Roger a donné le coup d’envoi.

Dans son allocution, l’autorité urbaine a rappelé la gravité de cette maladie invalidante et a exhorté les parents à accueillir favorablement les équipes de vaccination qui passeront de porte en porte.

« La poliomyélite est une maladie dangereuse qui rend l’enfant infirme à vie. D’où la nécessité de renforcer l’immunité collective des enfants de 0 à 59 mois. J’adresse un appel vibrant à tous les parents et gardiens d’enfants pour qu’ils ouvrent leurs portes aux vaccinateurs du jeudi 28 au samedi 30 août 2025 », a déclaré le maire.

De son côté, le médecin chef d’antenne du Programme élargi de vaccination (PEV) de la Division provinciale de la santé/antenne de Butembo, Dr Bernardin Siviholya, a précisé que cette campagne permettra non seulement d’administrer le vaccin contre la polio, mais aussi de renforcer la vaccination de routine. Les équipes mèneront également une surveillance active des maladies évitables par la vaccination (paralysies, rougeole, fièvre jaune, tétanos) et rechercheront des cas suspects de Mpox.

La ville de Butembo attend vacciner 174 771 enfants, répartis dans deux zones de santé : Katwa (120 593 enfants) et Butembo (54 178 enfants). La campagne se déroulera du 28 au 30 août, avec un jour supplémentaire de ratissage prévu le dimanche pour rattraper les enfants manqués.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

Santé

Santé maternelle : Le monde manque d’un million de sages-femmes, un défi majeur aussi pour la RDC

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Plus de 3 000 sages-femmes, responsables politiques, chercheurs et acteurs du secteur de la santé issus de plus de 115 pays sont attendus à Lisbonne, au Portugal, à l’occasion du 34ᵉ Congrès triennal de la Confédération internationale des sages-femmes (ICM), qui s’ouvrira le 14 juin prochain. Au centre des débats, un constat préoccupant : le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires pour répondre aux besoins croissants des femmes et des nouveau-nés.

Selon les dernières données relayées par l’ICM, 181 pays sont confrontés à une pénurie estimée à près de 980 000 sages-femmes. Ce déficit compromet l’accès aux soins de santé sexuelle et reproductive, aux consultations prénatales, à l’assistance qualifiée lors de l’accouchement ainsi qu’au suivi postnatal.

Pour les spécialistes, investir dans la formation et le déploiement des sages-femmes constitue l’une des stratégies les plus efficaces pour réduire la mortalité maternelle et néonatale. Une couverture adéquate en personnel qualifié permettrait de prévenir des millions de décès chaque année, tout en consolidant les systèmes de santé de première ligne et en favorisant des soins davantage centrés sur les besoins des femmes et des familles.

Un appel mondial à l’action

Placée sous le thème « Le monde a besoin d’un million de sages-femmes supplémentaires », cette 34ᵉ édition du Congrès se veut un véritable appel à l’action lancé aux gouvernements et aux partenaires techniques et financiers. Les organisateurs plaident notamment pour un renforcement des investissements dans la formation, le recrutement, l’emploi et la reconnaissance professionnelle des sages-femmes.

Un enjeu crucial pour la RDC

Cette problématique résonne particulièrement en République démocratique du Congo, où les défis liés à la santé maternelle et néonatale restent considérables, notamment dans les zones rurales et les régions affectées par les crises humanitaires et sécuritaires. L’insuffisance de personnel qualifié, les difficultés d’accès aux structures sanitaires et les disparités territoriales continuent de limiter la prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés, contribuant à des indicateurs de santé maternelle encore préoccupants.

Le Congrès de Lisbonne devrait ainsi offrir une plateforme d’échanges pour partager les expériences, promouvoir les bonnes pratiques et mobiliser les décideurs autour d’un objectif commun : faire des sages-femmes un pilier incontournable des systèmes de santé et un levier essentiel pour atteindre la couverture sanitaire universelle.

Bibiche Mbete/CONGOPROFOND.NET 

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