Société
Butembo : la police lance une opération contre les embouteillages et l’insalubrité dans le centre-ville
La Police nationale congolaise (PNC) de Butembo a lancé, mercredi 25 mars 2026, l’opération « deux jours par semaine sans embouteillages » afin de lutter contre le désordre urbain. Cette initiative vise à sensibiliser les conducteurs sur le mauvais stationnement et à améliorer l’assainissement du centre-ville.
Selon le commissaire supérieur Jean-Bosco Kambale Kahuka, cette campagne cible principalement les motards, conducteurs de tricycles et automobilistes. « Nous avons voulu impacter la population sur deux points : le mauvais stationnement qui crée des embouteillages et l’assainissement de la ville », a-t-il expliqué.
L’opération se déroule chaque mercredi et samedi. La police mise sur une approche pédagogique pour amener les usagers à adopter de bonnes pratiques. « Nous sommes en train de sensibiliser pour que chacun comprenne comment stationner correctement. Avec le temps, les choses vont s’arranger », a-t-il ajouté.
Toutefois, l’autorité policière reconnaît le manque de parkings publics dans la ville. Elle insiste néanmoins sur le respect de l’ordre. « Ce n’est pas une raison pour garer les véhicules n’importe où. La chaussée est assez large, mais c’est l’organisation qui faisait défaut », a-t-il souligné.
Après la phase de sensibilisation, qui pourrait durer quelques semaines, des sanctions seront appliquées aux contrevenants. Par ailleurs, les commerçants sont appelés à contribuer à l’assainissement. « Chaque propriétaire de magasin doit disposer de sacs pour gérer ses déchets », a insisté le commissaire.
Dalmond Ndungo
À la Une
Kinshasa : “TV5”, le redouté chef Kuluna, brûlé vif par la population de Sangamamba après une traque nocturne
Une nuit de violence s’est transformée en chasse à l’homme dans le quartier Sangamamba. Redouté pour sa cruauté et entouré d’une aura quasi mystique, le chef de gang surnommé “TV5” a été lynché par une population à bout, mettant fin brutalement à des mois de terreur.

Une opération criminelle qui vire au drame
Dans la nuit du lundi au mardi dernier, le quartier Sangamamba, dans la commune de Ngaliema, a été le théâtre d’une scène d’une rare intensité.
Selon plusieurs témoignages concordants, “TV5” et les membres de sa bande menaient une opération de cambriolage nocturne lorsqu’ils ont été surpris par des habitants.
Ce qui devait être un raid de plus a rapidement mal tourné. Alertée, la population s’est mobilisée et a lancé une poursuite déterminée contre les assaillants. Dans la confusion, plusieurs membres du groupe ont réussi à s’échapper, mais leur chef présumé, lui, n’a pas eu cette chance. Rattrapé, il a été violemment pris à partie par une foule en furie.
Entre rumeurs et mystification autour de sa capture
Depuis l’annonce de sa mort, les versions sur les circonstances exactes de sa capture se multiplient, certaines flirtant avec l’irrationnel. Dans les rues comme sur les réseaux sociaux, des récits évoquent une transformation en chat ou encore une attaque par un chien qui aurait permis de le neutraliser.
Si ces éléments relèvent pour beaucoup de l’imaginaire populaire, certaines sources parlent effectivement d’une morsure de chien… mais infligée directement à l’individu, dans la mêlée, sans caractère surnaturel.
Ces rumeurs témoignent surtout de la réputation qui entourait “TV5”. Beaucoup lui prêtaient des pouvoirs mystiques, notamment une capacité à disparaître mystérieusement lors des opérations ou à échapper systématiquement aux forces de l’ordre comme à la vindicte populaire.
Un climat de peur enfin brisé

À Sangamamba, la nouvelle de sa mort a été accueillie comme un soulagement. Pendant des années, la bande à “TV5” a semé la terreur dans cette partie de la capitale.
Les habitants évoquent une série d’actes d’une extrême violence : arrachage de motos, enlèvements, agressions à l’arme blanche, et même des mutilations à la machette. Une brutalité qui avait fini par installer un climat de peur permanent, poussant certains résidents à limiter leurs déplacements nocturnes.
Sa disparition marque donc, pour beaucoup, la fin d’un cycle de violences répétées.
Une mort qui continue d’alimenter les débats
Plus de 48 heures après les faits, la mort de “TV5” reste au centre des discussions. Dans plusieurs quartiers de Kinshasa, le sujet est sur toutes les lèvres.
Certains sceptiques continuent de douter, estimant qu’un homme réputé “insaisissable” ne pouvait disparaître aussi brutalement. D’autres, au contraire, voient dans cet événement une preuve que la peur peut changer de camp lorsque la population décide de réagir.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
