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Société

Butembo : la DYFEGOU dénonce l’enrôlement des enfants dans des groupes Wazalendo et s’inquiète de la situation sécuritaire

La DYFEGOU dénonce l’enrôlement des enfants dans des groupes Wazalendo à Butembo et dans les environs. Cette dénonciation a été faite ce jeudi 1er octobre à Butembo, au cours d’un point de presse animé par Rose Kahambu Tuombeane, coordonnatrice de cette structure.

Selon elle, plusieurs parents, surtout des mères, l’ont alertée depuis quelques semaines et ont sollicité son implication dans la recherche de leurs enfants qui auraient été enrôlés dans des groupes Wazalendo.

« Nous avons reçu un grand nombre de dénonciations des parents, en particulier des femmes, des mères qui sont passées depuis des semaines à notre bureau pour solliciter notre implication dans la recherche de leurs enfants qui, selon eux, se sont fait enrôler dans les mouvements des Wazalendo. Il s’agit des enfants, filles et garçons, selon les parents que nous avons reçus », a-t-elle déclaré.

Rose Kahambu Tuombeane indique qu’après avoir été alertée, elle a mené des recherches auprès de quelques groupes Wazalendo, notamment en se rendant aux barrières érigées par ces groupes à certains endroits. Elle affirme avoir constaté les faits. Tout en encourageant les Wazalendo à contribuer à la restauration de la paix dans la région, elle leur a rappelé que la loi protège les mineurs et qu’ils ne devraient pas être accueillis dans leurs rangs.

« C’est une bonne idée de mobiliser la jeunesse autour de la question de la paix et de la sécurité, mais ce n’est pas bon d’accueillir les mineurs parce que notre loi les protège. Dans la loi, on dit que tout contrat avec les mineurs est nul. Donc, nous voudrions les appeler à renoncer à cela en faisant retourner les enfants dans leurs familles, parce que la plupart des familles sont ici à Butembo et ce n’est pas une longue procédure », a-t-elle appelé.

Par ailleurs, la DYFEGOU s’est dite inquiète de la situation sécuritaire qui prévaut dans la ville de Butembo, marquée notamment par des assassinats et des viols. Elle affirme avoir documenté cinq cas dans la commune de Vulamba depuis le début du mois d’août. Selon cette structure, tous les auteurs présumés de ces actes étaient porteurs d’armes. Elle rapporte également que certaines autorités attribuent ces actes à des Wazalendo et demande que les auteurs soient identifiés. Pour la DYFEGOU, cette situation est préoccupante et les responsabilités doivent être établies.

Face à cette situation, l’organisation appelle les autorités à renforcer la surveillance de la circulation des armes, qu’elle considère comme l’un des facteurs favorisant l’insécurité. Elle leur demande également de prendre des mesures afin que les dénonciations faites par la population puissent progressivement laisser place à des avancées concrètes sur le terrain.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET