Provinces
Butembo : La députée Jeannine Katasohire en redevabilité avec la jeunesse, entre défis sécuritaires et espoirs de paix
La députée nationale Jeannine Katasohire a rencontré, ce lundi 25 août 2025, les jeunes de la synergie des mouvements citoyens et groupes de pression de la ville de Butembo. La rencontre, tenue au Centre de lecture et d’animation culturelle (CLAC), s’inscrivait dans le cadre de ses vacances parlementaires et visait à rendre compte de son action au Parlement tout en échangeant sur les préoccupations de la jeunesse locale.

« Je leur ai restitué tout ce que j’ai réalisé au Parlement durant la dernière session et nous avons discuté des problèmes qui les concernent directement », a déclaré l’élue de Butembo. Les échanges ont porté sur la situation sécuritaire, l’emploi, mais aussi sur l’insécurité alimentaire. Pour elle, la paix reste la condition première à la stabilité du Nord-Kivu : « Les jeunes ont reconnu avec moi que nous n’avons pas encore la paix. Ensemble, nous devons travailler à la consolider, et pour cela, nous les avons encouragés à soutenir l’armée. »
Des recommandations de la jeunesse
Les participants ont également adressé plusieurs recommandations à la députée. Parmi celles-ci : que l’âge ne soit pas une barrière à l’emploi, et que l’École nationale d’administration (ENA) soit décentralisée afin de permettre aux jeunes de l’intérieur du pays d’y accéder plus facilement.
Pour Me Daniel Mathe, l’un des participants, cette démarche de redevabilité mérite d’être encouragée : « Nous saluons l’initiative de l’honorable Katasohire et l’invitons à plaider aussi pour la décentralisation de certains services étatiques. »
En revanche, Anelka Mwanya, militant de la LUCHA, estime que la députée n’a pas suffisamment répondu aux attentes sur la question de la restauration de la paix. Toutefois, il garde espoir que ses propositions seront prises en compte dans la suite du travail parlementaire.
Une tournée de proximité
Cette rencontre intervient après celle tenue la semaine précédente avec les chefs d’entités de base de la commune de Mususa, dans le cadre de la tournée de proximité que mène la première femme élue de la ville commerciale du Nord-Kivu.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
