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Santé

Butembo : Environ 300 accidents routiers enregistrés, dont 88 décès, en 2024 (CNPR)

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La Commission nationale de prévention routière (CNPR), antenne de Butembo, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, a enregistré environ 300 accidents routiers pendant l’année 2024. Ces statistiques ont été livrées ce vendredi 27 décembre par le chef d’antenne ad intérim de la CNPR/Butembo, Muhindo Maliro Samuel, au cours d’un entretien avec CONGOPROFOND.NET.

« En réalité, nous n’avons pas pu enregistrer tous les accidents dans la ville parce qu’elle est vaste. Il peut y avoir d’autres accidents qui se commettent loin du centre de la ville. Mais pour ceux que nous avons pu enregistrer, c’est environ 300. Sur base de ce nombre, peut-être, je peux donner le nombre, il y a environ 215 blessés graves et 88 morts durant toute l’année et là, on n’a pas mis les dégâts matériels, blessés légers mais vous allez comprendre que ça été un chiffre très énorme« , a-t-il révélé.

Parmi les grandes causes de ces accidents de la route, le numéro 1 de la CNPR dans la ville commerciale du Nord-Kivu, parle de l’ignorance du nouveau code routier pour la plupart des conducteurs des engins roulants.

M. Muhindo Maliro Samuel ajoute aussi l’ivresse au volant comme cause majeure.

« En premier lieu, c’est l’ignorance du nouveau code de la route. Beaucoup se permettent de rouler sans connaître ce code routier. Deuxièmement, nous avons vu presque qui est la cause majeure, c’est l’ivresse au volant. Que ça soit chez les taximen, chez les chauffeurs conducteurs; en tout cas, en 90℅, c’est l’ivresse au volant« , a-t-il précisé.

Il rejette en bloc l’hypothèse de ceux qui pensent que le mauvais état des routes de la ville car, d’après lui, le majorité d’accidents se sont déroulés sur les routes asphaltées surtout sur le boulevard président de la République.

Le chef d’antenne ad intérim de la CNPR Butembo profite de cette occasion pour lancer un appel à tous les usagers de la route surtout les conducteurs des engins motorisés à se faire recycler au près de son service pour comprendre le langage routier en interprétant les différents panneaux de signalisation.

Pour rappel, la CNPR antenne de Butembo a lancé lundi 23 décembre 2024 dernier, la campagne de sensibilisation sur le civisme routier avec comme objectif visé, informer, sensibiliser les gens et les apprendre qu’ils doivent se faire recycler avant d’entre dans la route.

Dalmond Ndungo

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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