Sécurité
Butembo : Deux personnes calcinées dans un domicile incendié par des présumés bandits
Deux personnes meurent calcinées après incursion dans une maison incendiée par les présumés bandits, dans la nuit du samedi 04 au dimanche 05 janvier, en cellule Londo, au quartier de l’évêché, en commune Bulengera, ville de Butembo, au Nord-Kivu, dans l’Est de la République Démocratique du Congo.
Selon la société civile de cette municipalité, ces malfrats ont pris possession de la maison avec la mission d’extorquer l’argent. Mission accomplie, ils sont partis, y sont retournés et ont incendié la maison avant de ligoter le papa et la maman au lit. Le père et son enfant ont péri dans cet incendie criminel alors la maman s’est sauvée de justesse.
« Ces bandits ont d’abord demandé de l’argent au responsable de ce ménage et ce dernier a d’abord donné ce qu’il a trouvé et ils sont partis. Mais après quelques minutes, ces bandits sont revenus, ils ont enfermé papa et maman sur le lit et dans cette maison, il y avait du carburant, ils ont allumé du feu au point que papa a été calciné avec l’enfant.C’est par grâce que maman a été sauvée de justesse ainsi. Donc, le bilan de cette incursion fait état de deux personnes qui ont vraiment perdu leurs vies et maman et en train de poursuivre les soins au niveau d’une structure sanitaire« , a expliqué John Kameta, president de la société civile noyau de la commune de Bulengera.
Cette situation inquiète la structure citoyenne de cette municipalité et ne comprend pas comme un tel fait peut se passer au pont dit « Demobes », situé à quelques mètres du bureau communal où restent les services de sécurité.C’est ainsi que, M. John Kameta appelle les autorités compétentes a diligente au plus vite une enquête afin de retrouver les auteurs de cet acte incivique.
« Vous allez vous rendre compte que, le pont Demobes n’est pas loin même de la base du bureau de la commune où restent donc, les services de sécurité, nous nous posons la question de savoir comment les bandits ont d’abord dérangé la population, ils sont partis et puis revenir sans qu’ils soient inquiétés au point de poser même un dégât si lourd comme celui-là, l’occasion pour nous comme société civile d’appeler les autorités de diligenter dans l’urgence des enquêtes afin que les auteurs de cet acte vraiment tragique et une fois retrouvés, qu’ils soient transférés devant les instances judiciaires« , a-t-il demandé.
La ville commerciale du Nord-Kivu fait face actuellement à la résurgence de l’insécurité. Pas plus tard que la nuit du jeudi 02 au vendredi 3 janvier 2025 dernier, une maman de 4 enfants a été tuée à l’arme blanche puis jetée par les inconnus non loin du Centre d’accueil protestant(CAP Kalimbute), au quartier Matanda, en commune Mususa.Peu avant, c’est un homme qui a été abattu non loin du stade de l’ancien de la procure, au quartier de l’évêché en commune de Bulengera.
Dalmond Ndungo
Sécurité
14 décès en janvier, 8 blessés en février sans prise en charge… : la société civile dresse un bilan sécuritaire alarmant du premier trimestre 2026 à Butembo
La Coordination urbaine de la Société civile du Congo (SOCICO) à Butembo a présenté, ce 15 avril 2026, un bilan sécuritaire préoccupant couvrant les trois premiers mois de l’année. Selon cette structure, 14 personnes ont été tuées au mois de janvier dans différents incidents, notamment des incursions d’hommes armés, des cas de justice populaire et des découvertes de corps sans vie.
Le mois de février a, quant à lui, a été marqué par plusieurs drames, dont des éboulements et des actes criminels ayant fait au moins 8 blessés graves, déplorés sans prise en charge adéquate. Bien qu’une relative accalmie ait été enregistrée en mars, la SOCICO estime que la situation sécuritaire reste fragile et préoccupante dans la ville.
Face à ce constat, la société civile dénonce la faible réactivité des services de sécurité et l’impunité persistante. Elle appelle les autorités à renforcer les patrouilles mixtes, intensifier les enquêtes et améliorer l’éclairage public, tout en exhortant la population à collaborer avec les forces de l’ordre et à éviter le recours à la justice populaire.
Exaucé Kaya
