Santé
Butembo : Des organisations mobilisent la communauté sur l’importance de l’abeille et plaident pour des apicoles urbains
Chaque 20 mai, c’est la journée mondiale des abeilles. En ville de Butembo, au Nord-Kivu, cette journée a été célébrée par plusieurs certaines organisations des apiculteurs.
Tout a commencé par une caravane qui est partie du rond-point Takenga pour chuter à l’hôtel de ville. Là, ils ont montré l’importance des abeilles dans la vie et l’environnement de l’homme. Pour Fataki Baloti de la SADIPEC, l’abeille joue plusieurs rôles dans la nature dont écologique, celui de la pollinisation de toutes les espèces des plantes du monde. L’abeille joue aussi un rôle économique pour les apiculteurs mais aussi dans cet insecte peut intervenir la thérapie de certaines maladies qui affectent l’homme, a-t-il indiqué. Puis d’ajouter que le miel et d’autres ingrédients peuvent aussi contribuer à soigner le conscient intellectuel pour l’homme et augmenter celui de l’enfant.
Par ailleurs, Fataki Baloti a plaidé auprès de l’autorité urbaine pour avoir un rucher apicole pour la ville de Butembo.
» Nous avons fini par vous proposer si vous pouvez, par exemple, à l’occasion de cette journée mondiale des abeilles, nous aider qu’on puisse avoir un rucher apicole pour la ville et cela à chaque fois que nous allons tirer les abeilles des toitures de tous les coins. On peut ramener les abeilles dans le coin que vous nous proposerez, Monsieur le maire « , a-t-il plaidé.
De son côté, le maire a encouragé l’apiculture responsable, car elle peut non seulement servir à la protection de l’écosystème unique mais aussi offrir les moyens de subsistance durable aux communautés locales.
Le Commissaire Supérieur Principal Baeki Telly Roger a dit qu’il est aussi essentiel de reconnaître l’importance de l’éducation et de la sensibilisation de la promotion de l’apiculture en formant les jeunes et les agriculteurs aux meilleures pratiques apicoles.
Les activités du jour ont été ponctuées par une conférence-débat dans la salle de l’Institut Kambali.
Précisons que cette journée est célébrée sous le thème : » les innovations et apport de la crème intellectuelle pour la promotion de l’apiculture autour des aires protégées, cas du parc national des Virunga ».
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
À la Une
HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
