Economie
Butembo: Début de la formation des cadres et agents de la DGI sur la réforme de l’IS et des IRPP
La formation des cadres et agents de la Direction générale des Impôts DGI Butembo 1 et 2, au Nord-Kivu, sur la réforme de l’i Impôt sur les sociétés (IS) et desImpôt sur les revenus des personnes physiques (IRPP), a débuté ce lundi 24 novembre 2025. Cette formation qui se déroule dans la salle des réunions de Royal Hotel a comme objectif de « permettre aux participants une compréhension et le mécanisme et les règles fondamentales régissant l’IS et les IRRP mais également, leur doter des connaissances théoriques et pratiques nécessaires pour la bonne application nécessaire sur les nouvelles dispositions de ces impôts », a fait savoir M.Théodore Kangwese, chef de Centre des Impôts synthétiques Butembo 1. Ce dernier a lancé cette activité au nom du Directeur provincial de la DGI Nord-Kivu, M.Phumu Toko Emmanuel.
« Cette formation a pour objectif de permettre aux cadres et agents de la Direction générale des Impôts d’avoir une compréhension générale sur les principes, les mécanismesbet les règles fondamentales régissant les IS et les IRPP d’une part, et, elle vise, d’autre part, a doter les participants des connaissances pratiques et théoriques nécessaires à l’application efficace des nouvelles dispositions relatives aux impôts susvisées », a-t-il déclaré.
Il a, à cette même occasion, indiqué que cette formation est pindispensable pour la sensibilisation au civisme fiscal dans le but de renflouer le trésor public et cette reforme dont il est question est avantageuse pour les assujettis, car elle veut regrouper les impôts sur le revenu dans une seule structure et ne sera plus question d’une pluralité, éviter aussi les déclarations répétitives.
Cette formation va durer une dizaine de jours et contient deux modules que les formateurs venus de la direction provinciales vont décortiquer. Pendant, une semaine, il sera question de l’Impôt sur les sociétés (IS) et le reste des jours seront consacrés aux Impôts sur le revenus des personnes physiques (IRPP). Après l’apprentissage des cadres et agents de la DGI, la prochaine étape sera la formation des membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et d’autres assujettis pour qu’ils se préparent à cette reforme qui pourra commencer en janvier 2026.
Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET
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Aimé Molendo Sakombi imprime un nouveau tempo stratégique au cœur du Palais du Peuple
C’est avec une maîtrise impeccable des dossiers et un sens aigu de la vision d’avenir que le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Molendo Sakombi, a marqué sa première grande joute oratoire devant la Commission ATI-NTIC, ce mardi 05 mai 2026. Loin des discours technocratiques convenus, il a livré une feuille de route ciselée où l’opérationnalisation de la centrale de Kakobola s’impose comme un fait d’armes concret, annonciateur d’une nouvelle géographie énergétique pour le centre du pays.
En révélant le bouclage imminent d’un financement de 250 millions de dollars auprès de la Banque mondiale pour lancer la première phase du Programme PDI3, le ministre a offert aux élus la preuve tangible qu’un basculement s’opère, passant de l’ère des diagnostics à celle des réalisations structurantes. Avec une pédagogie redoutable, Molendo Sakombi a su déminer les zones d’ombre en clarifiant les mécanismes de gouvernance qui ont longtemps brouillé la lisibilité du secteur.
Sous son impulsion, l’Agence nationale de l’électrification (ANSER) se mue en un véritable fer de lance pour les zones rurales, tandis que l’Autorité de régulation retrouve ses prérogatives strictes. Mieux, le ministre Molendo Sakombi a posé un regard franc et sans fard sur la gangrène des dettes croisées et l’équation fragile du Compact énergétique, osant affronter l’épineux dossier de la SINELAC. Cette transparence radicale, qui refuse de dissimuler les fragilités systémiques, confère à son action une crédibilité rare.
Elle dessine les contours d’un État stratège qui remet de l’ordre dans la chaîne de valeur, du producteur au consommateur final. En articulant son intervention autour de quatre piliers ambitieux, le ministre projette désormais l’électricité comme le catalyseur d’une industrialisation tant espérée. Il ne s’agit plus seulement d’éclairer des foyers, mais de créer les conditions de compétitivité nécessaires pour attirer les capitaux privés et hisser l’économie congolaise vers une montée en gamme industrielle irréversible.
Dès lors, devant les élus, c’est un véritable pacte de transformation qui a été scellé : faire d’une énergie fiable et abordable le socle d’une souveraineté retrouvée. Si la dépendance aux financements extérieurs reste une réalité, la détermination affichée par Molendo Sakombi à rompre avec les déséquilibres structurels inscrit son passage au ministère sous le signe d’une rupture positive, celle qui change durablement le destin énergétique de la République.
TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR
