Provinces
Butembo célèbre une voix des droits humains : Gentille Mugeni (DYFEGOU) présente son prix Julienne Lusenge au maire
Lauréate du prix Julienne Lusenge 2025, Gentille Mugeni, membre de la Dynamique des femmes pour la bonne gouvernance (DYFEGOU), a présenté ce mardi 23 décembre 2025 son trophée au maire de la ville de Butembo. Une démarche symbolique forte, après avoir reçu cette distinction le 10 décembre dernier à Kinshasa, en reconnaissance de son engagement constant pour la défense des droits humains.

Pour la lauréate, il était essentiel que ce prix, dédié à la lutte pour la dignité humaine, revienne à Butembo, là où s’enracine son combat quotidien.
« Nous avons reçu un prix à Kinshasa qui porte le nom de Madame Julienne Lusenge. Il était important de venir le présenter à Monsieur le maire, car ce prix récompense la défense des droits humains que nous menons au sein de la ville », a déclaré Gentille Mugeni.
Elle a rappelé que cette distinction est le fruit d’un processus de sélection rigoureux, après une candidature déposée en tant que membre de la DYFEGOU, une organisation engagée dans la protection des droits humains, l’accompagnement des personnes vulnérables et la défense des femmes victimes de violences sexuelles.
Au total, cinq lauréats ont été retenus pour l’édition 2025, dont trois au Nord-Kivu et deux au Sud-Kivu. Gentille Mugeni s’est classée quatrième parmi ces récipiendaires.
Dédiant ce trophée à toutes les personnes qu’elle accompagne et défend au quotidien, l’activiste estime que cette reconnaissance représente à la fois un honneur et une lourde responsabilité.
Pour elle, ce prix est un levier de motivation supplémentaire, un encouragement à poursuivre, avec encore plus de détermination, le combat en faveur des oubliés de la société.
Dalmond Ndungo / CONGOPROFOND.NET
Actualité
Kayna en alerte : Une mystérieuse épidémie décime chèvres, volailles et espoirs des éleveurs
La zone de santé de Kayna fait face à une épidémie préoccupante qui touche les petits bétails, notamment les chèvres et les poules, ainsi que quelques vaches. Selon les éleveurs locaux, les premiers cas ont été signalés dès le mois de janvier 2026, avant de se propager rapidement dans plusieurs communes et villages de la région.

Des symptômes alarmants et une issue fatale
La maladie se manifeste généralement par des symptômes tels que le rhume, la diarrhée et une faiblesse généralisée des animaux. Après environ une semaine d’observation, la plupart des bêtes succombent malgré les tentatives de prise en charge. Cette évolution rapide inquiète fortement les éleveurs, démunis face à l’ampleur du phénomène.
Des tentatives de traitement sans succès
Malgré les efforts des éleveurs pour administrer des traitements, les résultats restent sans effet. Même les interventions vétérinaires, notamment les campagnes de vaccination, n’ont pas permis d’enrayer la mortalité des animaux, laissant planer le doute sur la nature exacte de cette maladie.
Un coup dur pour les ménages ruraux
Pour de nombreuses familles, l’élevage constitue une source essentielle de revenus et un pilier des projets de vie. Aujourd’hui, cette épidémie met en péril leur stabilité économique. Certains éleveurs, qui comptaient sur leurs bêtes pour financer des événements importants comme les dots ou les cérémonies familiales, se retrouvent dans l’incapacité de concrétiser leurs projets.
Un appel à une intervention urgente
Face à cette situation dramatique, les éleveurs de Kayna lancent un appel pressant aux autorités compétentes et aux services vétérinaires pour une intervention rapide et efficace. Ils espèrent des analyses approfondies et des solutions adaptées afin de stopper cette hécatombe et préserver leurs moyens de subsistance.
Sadrack Bihamba/CONGOPROFOND.NET
