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Santé

Nord Kivu : 982.104 enfants, de 0 à 5 ans, attendus pour la 3ème phase de vaccination contre la poliomyélite en DPS Butembo

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982.104 enfants de 0 à 5 ans seront vaccinés contre la poliomyélite dans les 17 zones de la Division Provinciale de la Santé (DPS/Butembo). Ces chiffres ont été livrés par le médecin chef de Programme Élargi de Vaccination (PEV), au sein de cette entité sanitaire, ce jeudi 10 octobre 2024, lors du lancement de la campagne de vaccination contre la poliomyélite troisième phase, au rond-point cathédrale, en ville de Butembo, au Nord-Kivu, à l’Est de la République Démocratique du Congo.

« Nous allons donc, nous occuper de 5.196.524 habitants avec une cible de 0 à 59 mois de 982.104 enfants que nous devons atteindre dans les trois jours de vaccination. Dans la ville de Butembo, nous devons attendre 169.680 enfants dont 52.600 en zone de santé de Butembo et 117.80 en zone de santé de Katwa et en plus, 116.514 en ville de Beni », a révélé docteur Bernardin Siviholya.

A lui d’ajouter que la stratégie est de porte à porte et l’on va saisir cette occasion pour renforcer le PEV de routine pour les enfants qui sont en conflit avec le calendrier vaccinal avant leurs premiers anniversaires.Tous les enfants qui présentent la fièvre toux, les éruptions cutanées et ceux qui font des yeux jaunes seront notifiés pour leur bonne suivie médicale sans oublier les éventuels cas de Mpox, a-t-il indiqué.

Le maire de ville, le commissaire supérieur principal Roger Mowa Baeki Telly Roger, qui a donné le go de cette campagne, a, dans son mot, montré la nécessité de vacciner son enfant contre la poliomyélite. Cette dernière rend infirme l’enfant toute sa vie. D’où son son appel à tous les parents et gardiens d’enfants de recevoir les équipes de vaccinateurs qui vont passer de porte à porte à partir de ce jeudi 10 au samedi 12 octobre 2024.

« La poliomyélite est une maladie contagieuse et dangereuse qui rend infirme l’enfant toute sa vie. D’où la nécessité de renforcer l’immunité collective des enfants de 0 à 5 ans contre cette maladie, pour ainsi dire, que je lance un appel vibrant. Tous les parents et gardiens d’enfants de recevoir les équipes de vaccinateurs qui passeront porte à porte », a-t-il appelé.

Il sied de préciser que cette troisième phase de vaccination contre la poliomyélite se tient dans un contexte particulier en Division Provinciale de Santé antenne de Butembo. Celui de la variole de singe ou Mpox avec à la clé la notification de 12 cas confirmés avec le décès d’un enfant en zone de santé de Kyondo, en territoire de Beni.

Les autorités sanitaires de la DPS/Butembo ont déjà pris un certain nombre de mesures et barrières pour couper la chaîne de contamination.

Dalmond Ndungo/CONGOPROFOND.NET

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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril

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L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.

D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.

Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.

Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.

Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET 

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