Société
Bunia : 27 militaires FARDC parmi les détenus libérés de la prison centrale ce mercredi
42 détenus ont été libérés de la prison centrale de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, l’après-midi de ce mercredi 1er juin 2022.
Ces désormais ex détenus, poursuivis généralement pour des faits bénins, sont bénéficiaires de la grâce présidentielle.
29 parmi eux sont des militaires FARDC. 27 ont été libérés ce jour et deux autres sont encore maintenus en détention pour d’autres faits.
Parmi ces militaires graciés, les colonels Djama Josué et Love Zeula. Ces deux officiers militaires avaient été condamnés chacun, en octobre 2021, à 12 mois de servitude pénale principale pour « détournement de 180.000 francs congolais » avec admission de très larges circonstances atténuantes après les enquêtes préliminaires menées par l’inspection générale des FARDC, avec à sa tête le général d’armée Amisi Kumba, autour de détournement des fonds destinés a l’état de siège.
Désormais libres, ces deux officiers, comme d’autres militaires concernés, vont rejoindre leurs unités respectives via le commandant région, a indiqué l’auditeur supérieur militaire.
Au delà de 27 militaires, 15 civils dont 3 femmes peuvent aussi circuler librement désormais, après plusieurs années en détention.
“J’étais condamnés en 8 ans pour vol qualifié, et aujourd’hui je suis libre deux ans après, je suis très content ”, s’est réjoui l’un des graciés.
L’auditeur supérieur militaire, le colonel Joseph Makelele a, à cette occasion, rappelé que «la grâce présidentielle n’efface pas la peine».
De son côté, le directeur de la prison, le lieutenant-colonel Camille Zonzi Mokonyo a invité les bénéficiaires de ce «pardon présidentiel» au changement de comportement dans la société, «de peur de retourner en tolle».
Malgré cette mesure collective de grâce présidentielle, au moins 2 172 personnes sont encore détenues en prison centrale de Bunia dont 328 seulement condamnées.
Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET
Société
Kinshasa « Ville morte » du 3 juin : La PNC déployée aux alentours du Stade des Martyrs
En ce du mercredi 3 juin 2026, journée « ville morte » décrétée par la plateforme de l’opposition C64, la Police nationale congolaise a massivement quadrillé les alentours du Stade des Martyrs de la Pentecôte, situé dans la commune de Kinshasa.
Dès les premières heures de la matinée, des pick-up de la Légion nationale d’Intervention et des unités anti-émeutes ont pris position sur le boulevard Triomphal. Casqués et armés, les éléments de la PNC ont installé un dispositif dissuasif devant l’enceinte du stade, symbole majeur de la capitale.
L’appel à la « ville morte » vise à protester contre le projet de changement de constitution et la situation sécuritaire à l’Est, selon les opposants. Si plusieurs artères de Kinshasa ont tourné au ralenti, le déploiement policier autour du Stade des Martyrs illustre la tension. Les commerces environnants sont à moitié fermés et la circulation fortement réduite.
Aucun incident majeur n’a été signalé en fin de matinée. Les autorités avaient prévenu : « la PNC prendra toutes les dispositions pour garantir l’ordre public ». L’opposition dénonce, elle, une « militarisation excessive » pour étouffer l’expression citoyenne.
Blaise ABITA
