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Bunagana : Monusco, armes sophistiquées « fantômes » du M23 et guerre médiatique ( Tribune de Tchèques Bukasa, journaliste)

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Nous sommes en 1991, au plus fort de ce que l’histoire retiendra comme étant « la guerre du Golfe »». On aurait dit que le monde avait retenu son souffle face à l’apocalypse d’un choc frontal des grandes puissances contre l’Irak. Au total, 35 États coalisés sous la houlette des États-Unis mènent une guerre contre l’Irak. Afin de justifier cette guerre contre Saddam Hussein, le motif mis en exergue était que Saddam Hussein disposait, entre autres, d’armes de destruction massive (ADM) et était prêt à s’en servir. Les mêmes sources, notamment les médias publics américains, ont continué de produire de l’information dans la logique argumentative qui était la leur, quitte à reconnaître ultérieurement des erreurs et banaliser celles-ci. Preuve a posteriori, s’il en était besoin, que le dessein et la volonté politique de réaliser surpassent tous les arguments. Auctoritas non veritas facit legem = « L’autorité, et non la vérité, fait la loi », disait Thomas Hobbes.

Aujourd’hui justifiant l’incapacité à mener une offensive contre le M23, la MONUSCO, forte de près de 20 contingents militaires avec des forces spéciales et la plus large des missions de maintien de la paix que le monde n’ait jamais connu, a affirmé que le M23 dispose d’un arsenal sophistiqué et se comporte comme une armée conventionnelle.

La grande question que l’on se pose est : QUI A VU CES ARMES ? Quel rapport détaille ces armes et d’où viennent-elles ? Les FARDC, disposent-elles des détails sur l’armement du M23 ?

À la question de savoir d’où venaient les armes du M23, le SG de l’ONU António Guterres répondant aux journalistes de France 24 et RFI a balbutié. Alors que le sentiment anti-Monusco est à son paroxysme, ces déclarations du SG de l’ONU lors de la 77e session de l’Assemblée Générale avaient jeté en pâture la mission onusienne face à la rage de la population. Faisant monter d’un cran l’ire des Congolais.

Pour rappel, depuis juillet 2022, la mission onusienne se terre telle une bête effrayée face à la colère de la population dans ses sites disséminés dans les Nord-Kivu et principalement à Goma. Depuis lors, les déplacements de la MONUSCO, dans cette ville (Goma), ne se font plus que la nuit ou soit dans des véhicules camouflés. Les initiales UN désormais escamotées.

Une certaine sagesse aurait voulu que le SG Antonio Guterres mette un peu d’eau dans son vin pour ne pas reprendre les mots de Mathias Gillman, porte-parole de la MONUSCO, qui a été expulsé de la RDC en août 2022 pour les mêmes propos jugés d’irresponsables.

LE M23 ET SA GUERRE MÉDIATIQUE

Revenons au M23. Ce mouvement rebelle et terroriste défait en 2013 a repris ses activités contre la RDC depuis début 2022. Et en juin 2022, Bunagana est tombé sous son contrôle, non sans l’appui des pays voisins, dont le Rwanda principalement. Il faut dire que cette prise de la ville de Bunagana est intervenue après plusieurs infructueuses tentatives car tenue en échec par les vaillants soldats des FARDC.

De Tshanzu à Kibumba, les troupes du M23 appuyées par le Rwanda ont peiné, avant finalement de prendre Bunagana un peu plus loin vers le nord de Goma.

Mais avec quelles armes ont-ils combattu ? Eux qui pourtant ont été durant près de trois mois tenus en échec par les FARDC. Et comment donc aujourd’hui la MONUSCO estime-t-elle que le M23 dispose d’un arsenal militaire sophistiqué et qu’il est quasi impossible de lancer une offensive contre ce mouvement terroriste ?

C’est à ce stade qu’intervient la théorie d’une guerre médiatique comme nous l’avons dit plus haut. Et celle-ci doit être prise au sérieux pour ne pas tomber dans le piège de l’ennemi. Même si le pouvoir n’est pas du côté du mouvement terroriste M23, mais il faut dire que le schéma d’une guerre médiatique est effectif et porterait des fruits.

Tenez ! En son temps, les journaux Washington Post et New York Times avaient révélé l’action de l’Office de l’influence stratégique (OSI) créé en novembre 2001 par le Pentagone avec pour mission, la préparation des plans de désinformation dans le but d’influencer les opinions publiques et les leaders étrangers. L’OSI a finalement été supprimé, mais non sans souligner les possibilités ouvertes à ce que l’on appelait l’ »action psychologique » autrefois dans les armées. Peut-on dire que la MONUSCO suit-elle ce schéma au point de mettre en doute sa bonne foi à partager les informations vitales et vraies avec son partenaire que sont les FARDC ?

Il revient donc à ce stade que le renseignement militaire congolais fasse plus de lumière sur ces allégations tant chantées par la MONUSCO. Et que celle-ci partage ces dernières avec les FARDC.

Nouvellement nommé chef adjoint des FARDC en charge des opérations et des renseignements, le général Jacques ISHALIGONZA Nduru a, pour ainsi dire, du pain sur la planche, car on ne mène pas une guerre sans renseignement.

Somme toute, les FARDC doivent s’assumer avec ou sans l’appui de la MONUSCO ainsi on aura appris au monde qu’on est une nation forte avec une armée déterminée.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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