Sports
Bumba : l’Entente Urbaine de Football adopte son budget 2025-2026 et accueille deux nouveaux clubs
L’Assemblée générale ordinaire de l’Entente Urbaine de Football de Bumba (EUFBU) s’est tenue ce vendredi dans la salle polyvalente de la paroisse Notre-Dame. Présidée par Alphonse Bofaka et ses membres du comité, la rencontre a réuni les représentants des clubs affiliés.
Huit points figuraient à l’ordre du jour, dont la lecture et l’approbation du rapport d’activités de la saison 2024-2025, ainsi que l’adoption du budget pour la saison 2025-2026, fixé à 14 898 400 FC.
Deux nouveaux clubs ont officiellement rejoint l’Entente : Tout Solide Ebale Mbongé et FC Nika, portant le total à 17 équipes. À noter que l’AS Lokole, championne de l’Équateur, évoluera la saison prochaine en Ligue 2.
Le calendrier de la saison sera publié le 20 septembre, en vue du coup d’envoi prévu pour le 5 octobre 2025.
Liévin Molota mo Yambuli / Congo Profond.net
Sports
Basketball en RDC : des carrières prometteuses étouffées par le manque de moyens
En République démocratique du Congo, de nombreux jeunes passionnés de basketball voient leurs rêves freinés par les réalités du terrain. Pourtant considéré ailleurs comme un sport prestigieux et porteur d’opportunités, le basketball peine encore à être pris au sérieux dans le pays, compromettant ainsi l’avenir de nombreux talents.
« Le basketball au Congo ne paie pas assez ! », dénonce Israël, un jeune amoureux de cette discipline. Alors que ce sport génère ailleurs des millions et offre de véritables perspectives professionnelles, il reste encore relégué au second plan en RDC. Face à cette situation, plusieurs jeunes nourrissent l’espoir de suivre les traces de grandes figures comme Dikembe Mutombo, en tentant leur chance à l’étranger pour se faire drafter et lancer leur carrière.
Sur le plan financier, les obstacles sont nombreux. Au-delà du coût des équipements, la grande différence réside dans les sources de financement. Aux États-Unis, les meilleurs talents bénéficient souvent de bourses d’études, d’infrastructures scolaires modernes et d’un accompagnement complet dès le lycée.
En RDC, en revanche, le financement repose essentiellement sur les familles et quelques initiatives privées, l’État apportant peu de soutien aux centres de formation. Les parents doivent souvent assumer les frais d’entraînement, de déplacement et de participation aux compétitions.
À cela s’ajoute l’absence d’un véritable écosystème économique autour du basketball. Tandis que les ligues étrangères profitent de sponsors puissants et de droits télévisés importants, le basketball congolais survit souvent grâce à l’engagement de quelques mécènes ou de dirigeants de clubs passionnés.
Malgré ces difficultés, la passion des jeunes reste intacte. Le basketball en RDC n’est pas en voie de disparaître, bien au contraire. Il continue de vivre à travers la détermination de cette jeunesse qui refuse d’abandonner ses rêves. Pour éviter que ces carrières prometteuses ne meurent dans l’œuf, il devient urgent que des initiatives concrètes soient prises afin de soutenir et valoriser les talents locaux.
Adonikam Mukendi, stagiaire UCC
