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Bukavu : six assaillants neutralisés et 35 autres arrêtés
La situation socio-sécuritaire est redevenue calme à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, après l’attaque des hommes armés identités comme miliciens Maï-Maï du groupe Action pour le Congo nouveau. Ils ont pris la ville d’assaut dans la nuit du mardi à ce mercredi 3 novembre 2021.
Après plusieurs heures des échanges des tirs entre les Forces loyalistes et ces miliciens, le bilan fait étant de six assaillants neutralisés, 2 éléments Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et un policier tués. Ce bilan est confirmé par le gouverneur du Sud-Kivu, Théo Kasi Ngwabidje devant la presse qui ajoute que 14 côtés de 14 armés récupérées
« La situation est sous contrôle. J’appelle la population au calme et à la collaboration avec les services de sécurité et de défense, pour dénoncer les malfaiteurs, les complices et les commanditaires. Bukavu n’est pas tombé. Nous sommes ici. Nous avons la situation malheureuse, mais je tiens à rassurer tout le monde. Le président suit cette situation de près et l’ensemble du gouvernement national », a déclaré l’autorité provinciale du Sud-Kivu.
Selon des sources sur place à Bukavu, le mouvement des ambulances étaient visibles sur les artères principales. Et certains témoins font savoir que la population n’a pas été ciblée par ces miliciens lors de leur passage.
Sans donner beaucoup plus de précisions sur la raison de cette attaque, des sources indiquent que ces rebelles du groupe ACN seraient en complicité avec des hommes armés arrêtés à Bukavu quelques jours auparavant.
Nehemy Mbusa/ Congoprofond.net
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Nord-Kivu II : les enseignants appelés à reprendre les cours lundi, le SYECO maintient la pression
Les différentes parties prenantes du secteur de l’éducation dans la province éducationnelle Nord-Kivu II ont appelé, vendredi, à la reprise effective des cours dès le lundi 20 avril à Butembo et à Beni, au terme d’une réunion tenue entre autorités scolaires, syndicats et représentants des parents.

Autour de la table figuraient notamment le PROVED, les sous-PROVED, le DINACOPE, les gestionnaires d’écoles, l’Association nationale des parents d’élèves du Congo (ANAPECO) ainsi que des organisations syndicales.
À l’issue de « débats houleux », les participants ont convenu de privilégier l’intérêt des élèves en appelant à la reprise des activités scolaires.
« Après discussions et échanges d’avis, nous nous sommes convenus de la reprise effective de toutes les activités scolaires à Butembo comme à Beni dès ce lundi. Nous demandons aux enseignants, aux chefs d’établissements et aux parents de s’y conformer pour l’intérêt des enfants », a déclaré le PROVED Norbert Bisismwa Belekembaka.
Selon cette autorité scolaire, la grève n’a plus sa raison d’être, le Gouvernement ayant déjà entamé le paiement du salaire du mois de mars, principale revendication des enseignants.
Il a, en outre, critiqué la position du Syndicat des enseignants du Congo (SYECO), qu’il accuse de maintenir un mouvement de grève « injustifié », notamment en conditionnant la reprise des cours au paiement du mois d’avril, encore en cours.
De son côté, l’intersyndicale de la province, regroupant plusieurs organisations syndicales à l’exception du SYECO, a soutenu les résolutions issues de la réunion et appelé ses membres à reprendre les cours dès lundi.

Même son de cloche du côté de l’ANAPECO. Par la voix de son représentant, Jean de Dieu Katembo Sangala, l’association a exhorté les enseignants à « revenir à la raison » et invité les parents à envoyer massivement leurs enfants à l’école.
Cependant, le SYECO, particulièrement actif à Butembo, maintient sa position. Réuni jeudi en séance évaluative, ce syndicat a décidé de poursuivre la grève, exigeant notamment le paiement du salaire du mois d’avril avant toute reprise des cours.
Pour rappel, les enseignants des écoles primaires publiques, notamment à Butembo et Beni, observent un mouvement de grève sèche depuis le lundi 13 avril dernier.
Dalmond Ndungo/ CONGOPROFOND.NET
