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Bukavu : la journaliste Solange Lusiku se repose éternellement à Mushinga
La deuxième vice-présidente de l’Union Nationale de la presse du Congo( UNPC) et éditrice du journal le Souverain, Solange Lusiku, a été conduite à sa dernière demeure le 17 octobre 2018 à Muchinga, son village natal dans le territoire de Walungu.
Tristesse, émotion et pleurs étaient au rendez-vous sur les visages des membres de famille, journalistes et acteurs de la société civile présents aux funérailles.
Des témoignages touchants pour ce qu’a été Solange Lusiku.
Patient Bashombe, président du bureau de coordination de la société civile, a souligné pleurer une femme qui a milité pour les droits de la femme et la liberté de la presse.
« Nous avons perdu une pièce motrice dans la société civile », a-t-il fait savoir.
« Un vide difficile à combler dans le caucus des femmes. Nous avons un défi de remplir ce vide… », a éclaté en sanglots la secrétaire exécutive de Caucus des femmes devant le cercueil de Solange Lusiku.
Dans le chef des chevaliers de la plume et du micro, personne n’est consolable.

« La mère est partie, les enfants sont n’en reviennent pas, nous sommes contraints de poursuivre les pas de notre maman et éditrice du journal le Souverain », a expliqué Égide Kitumaini, chargé de programme à ce journal qui fait la fierté de la province.
En memoire de Solange Lusiku, le vice-président de la CENI préconise la rebatisation de l’avenue Habib, avenue Solange Lusiku, une proposition relayée par le vice-gouverneur de la province, Hilaire Kikobya.
Décédée de suite d’ une courte maladie au centre hospitalier Monkole de Kinshasa, Solange Lusiku repose désormais à Walungu.
CONGOPROFOND
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Meurtre du policier “Me Bic Rouge” : Le ministère public requiert la peine de mort contre le militaire Kaseba Katembwe
L’audience publique dans l’affaire du meurtre du policier Mumposa Ngetadidi Joslain, alias « Me Bic Rouge », s’est poursuivie ce vendredi 13 mars 2026. Le principal prévenu, Kaseba Katembwe, militaire de la Garde républicaine, continue de rejeter toute responsabilité dans ce drame.
À la barre, le prévenu a de nouveau déclaré ne jamais avoir connu la victime de son vivant. Il affirme également ne s’être jamais rendu à l’hôpital de l’Amitié sino-congolaise et nie catégoriquement toute implication dans la mort du policier.

Le ministère public évoque des témoignages accablants
De son côté, le ministère public soutient que les éléments de l’enquête contredisent la version du militaire. Selon les renseignements recueillis, un témoin cité dans le dossier, Manituka, affirme que Kaseba Katembwe et Itani Félicien se trouvaient bel et bien au poste de police Révolution au moment des faits.
Toujours selon l’accusation, les deux hommes auraient ouvert le feu sur le policier Ngetadidi Joslain, qui a succombé à ses blessures. Le corps de la victime se trouve toujours à la morgue en attendant la suite de la procédure judiciaire.
Une intervention qui vire au drame
Les faits remontent au samedi 14 février 2026, une date qui reste gravée comme un jour de deuil pour la famille de la victime.
Policier en service, Mumposa Ngetadidi Joslain, surnommé Me Bic Rouge, a été mortellement atteint par balle lors d’une intervention qui semblait pourtant ordinaire.
D’après les témoignages recueillis par la famille, le policier aurait été abattu par un militaire de la Garde républicaine.
Une tentative d’extraction forcée au cœur de l’affaire

Selon les premières reconstitutions des faits, tout serait parti de l’arrestation d’un jeune homme présenté comme Kuluna, soupçonné du vol d’une moto. Peu après son interpellation, son frère ( un militaire) se serait présenté au poste de police accompagné d’autres soldats armés afin d’exiger sa libération.
La situation aurait rapidement dégénéré en vive altercation entre les militaires et le policier Mumposa Ngetadidi Joslain, qui était alors en service au poste de police Révolution.
C’est au cours de cette dispute que l’un des militaires aurait fait usage de son arme, tirant à bout portant sur le policier, qui s’est effondré grièvement blessé.
La peine capitale requise, verdict attendu
Au regard de la gravité des faits, le ministère public a requis la peine de mort contre Kaseba Katembwe, ainsi que contre les membres présumés de son groupe, notamment Manituka Ditumene et Tambwe Kasongo.
L’audience ayant été renvoyée, le tribunal devra poursuivre l’examen du dossier afin d’établir les responsabilités dans ce drame qui a profondément choqué l’opinion à Kinshasa. La famille de la victime, quant à elle, continue de réclamer que toute la lumière soit faite sur les circonstances de la mort du policier Me Bic Rouge.
Glody Bukasa/CONGOPROFOND.NET
