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Bukavu : La Fouine, MPR, Yekima et Bolivar en tête d’affiche au Festiras 2023

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Des milliers d’amateurs du rap et du slam vont se retrouver à partir du vendredi 28 juillet 2023 au collège Alfajiri de Bukavu au Sud-Kivu pour la deuxième édition du Festival du Rap et du Slam, « Festiras ». La Fouine, MPR, Yekima de Bel’Art et les autres, vont égayer les Sud-Kivutiens à ce rendez-vous de «l’art oratoire au cœur du changement», de la «consolidation de la paix» et du «vivre ensemble ».

La Fouine : Figure vedette

La star franco-marocaine Lauoini Mouhid connue sous le nom de scène de « La Fouine » est la figure vedette attendue à Bukavu. Une première dans cette partie orientale de la RDC. Auteur de «Tous les mêmes », « Quand je partirai », « Ma meilleure » « D’où l’on vient » etc., le patron du label « Banlieue Sale» a un répertoire lourd pour se défendre devant le public Bukavien.

MPR : Le chouchou du public

Le duo « Yuma Dash » et « Zozo Machine » vont aussi prendre place dans le bateau, direction le chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Le vécu quotidien du congolais lambda sera raconté par les « Révolutionnaires » à travers des œuvres d’anthologie comme  » Malembe »,  » Lobela ye Français », « Semeki », etc.

Yekima pour lier l’utile à l’agréable 

«Le Poésident» Yekima de Bel’Art, excellent compositeur, il a créé l’AFROSLAM, un style musical mêlant poésie, sonorités afro-congolaises, RnB et rap. Sa musique fait danser le cerveau, le corps, le cœur et l’âme.

L’artiste est plus connu pour ses nombreux singles à succès, notamment « Je te présente Knshasa », « Le tour du monde de la Francophonie », « Les années du Zaïre », un titre nostalgique sur la vie de l’ancien président de l’ex-Zaïre Mobutu Sese Seko, qui a été plébiscité par les médias notamment France 24, TV5 Monde, BBC, The Guardian, RFI et Vox Africa.

D’autres artistes de talent tels que le Hollando-congolais Bolivar Mvulu, le rappeur Afande Ready, etc. sont aussi attendus à ce grand événement culturel.

Inauguré l’année dernière par Youssoupha, Stamina, le Festiras 2023 va s’articuler sur la mobilisation des jeunes autour de la culture dans la diffusion des messages d’éducation civique, à la citoyenneté responsable, des messages de lutte contre la manipulation des jeunes et la violence, pour la cohésion sociale, le vivre ensemble, …

Cette deuxième édition va se dérouler à Bukavu du 28 au 29 juillet 2023. Parmi les activités prévues, il y a aussi la visite guidée sur le site du parc national de Kahuzi, le dialogue avec les étudiants, jeunes artistes, activistes, journalistes et autres.

Verite Johnson/CONGOPROFOND.NET

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Zaïko Langa Langa : L’héritage éternel de Mbuta Matima dans les nuits de Kinshasa

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Le 26 mai 1996 disparaissait à Liège l’un des artisans les plus discrets mais les plus importants de l’histoire de Zaïko Langa Langa : Zéphyrin Matima Mpioso. 30 ans après son décès, de nombreux mélomanes continuent de s’interroger : pourquoi parle-t-on si peu de celui qui a pourtant tant contribué à la réussite et à la rigueur musicale du mythique orchestre kinois ?

Connu affectueusement sous le nom de « Ya Matim’s », Mbuta Matima était un véritable enfant de Matonge, anciennement Renkin, sur l’avenue Inzia. Guitariste talentueux, musicien méthodique et homme de l’ombre respecté, il incarnait le professionnalisme au sein du groupe.

Avant de rejoindre Zaïko Langa Langa en 1969, il avait débuté chez Stukas Boys aux côtés de Lita Bembo. D’abord influencé par les reprises pop occidentales, il évoluera progressivement vers la rumba et le sebene, devenant au fil des années l’un des piliers techniques du son Zaïko.

Un directeur artistique rigoureux et respecté

Souvent présenté comme soliste secondaire, Mbuta Matima était bien plus qu’un simple guitariste. Il occupait un rôle central dans l’organisation musicale du groupe : directeur artistique, arrangeur, coordinateur et auteur-compositeur.

Les habitués des concerts du mythique Kimpwanza Bar se souviennent encore des balances minutieuses qu’il dirigeait avant chaque prestation. Rigoureux et exigeant, il veillait à la qualité sonore et à la cohésion musicale de l’orchestre.

Plusieurs chansons portent son empreinte artistique, notamment :

« Toli Kolumpe »

« Kin Kiesse »

« Solomo »

« Nandimi te Nakotika te »

« Kazo »

« Masela »

« Kabobo »

« Mena »

« Reviens Hyppau »

À travers ces œuvres, Mbuta Matima a participé à construire l’identité musicale moderne de Zaïko, devenue une référence majeure de la rumba congolaise.

« A nge Matima, a Mbuta Matima, kolele ! » : cette phrase résonne encore comme un hommage à un homme dont le nom mérite d’être gravé parmi les grands bâtisseurs de la légende Zaïko.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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