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Bukanga Lonzo : « Qu’est ce qui a manqué ? », s’interroge Ilunga Ilunkamba; « l’amour du pays », répond le ministre de l’Agriculture

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En route pour Kenge, dans la province de Kwango, où il est attendu pour lancer le programme de cantonnage manuel des routes de desserte agricole, le chef du gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba a profité, ce mercredi 19 août 2020, pour visiter le parc agro industriel de Bukanga Lonzo, situé dans cette partie de la République démocratique du Congo.

À son arrivée, Sylvestre Ilunga Ilunkamba constate avec regret l’arrêt des travaux dans ce projet qui pouvait prendre en charge plus de la population de Kinshasa et Brazzaville en approvisionnement des produits agricoles.

« Spectacle affligeant. Mais qu’est ce qui a manqué? », s’est interrogé le numéro Un du gouvernement central. À cette question, son ministre de l’a?Agriculture, Jean-Joseph Kasonga, répond : »l’amour du pays ».

Rappelons-le, le projet Bukanga Lonzo a été lancé sous Joseph Kabila Kabange avec comme Premier ministre Augustin Matata Ponyo.

Depuis quelques jours des critiques pleuvent sur le sénateur Augustin Matata qui, d’après une certaine opinion, en sa qualité d’ex Chef du Gouvernement de l’époque, aurait détourné l’argent, provoquant ainsi l’arrêt des travaux.

En réaction, Augustin Matata Ponyo avait, lors d’un face-à-face avec les chevaliers de la plume, rappelé que la Primature n’était pas impliquée dans la gestion financière et technique du projet Bukanga Lonzo. Il a révélé, par ailleurs, que pour garantir la gouvernance de ce projet, « le gouvernement avait signé un contrat avec une entreprise spécialisée dans le domaine et qui avait, selon ce contrat, la responsabilité technique et financière » de ce parc agro-inudustriel.

« Et donc s’il y a eu mauvaise gouvernance, il n’appartient pas à la Primature encore moins au ministère de l’Agriculture ou des Finances mais à l’entreprise responsabilisée de rendre des comptes », avait-il estimé.

Le sénateur Augustin Matata Ponyo a aussi signalé que deux audits sur le projet ont été initiés par lui et réalisés par un cabinet de renom international et les rapports de ces audits existent.

« Il n’y a qu’à prendre les rapports d’audits qui existent déjà. Rassurez-vous que c’est une question déjà traitée et qui mérite d’être analysée », lâchait Matata Ponyo.

Plusieurs observateurs espèrent qu’avec le passage du Premier Ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba sur ce lieu, ce projet pourrait encore ressusciter en ce temps où le pays est appelé à investir dans l’agriculture pour diversifier son économie extravertie.

MUAMBA MULEMBUE CLÉMENT/CONGOPROFOND.NET

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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)

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Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.

Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science

Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.

Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.

Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »

Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.

Le courage d’informer malgré la guerre

 

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.

Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.

Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.

Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.

Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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