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Bukanga-Lonzo : Louise Munga enfonce Matata à l’IGF !
En attendant son audition par le Parquet général près la Cour Constitutionnelle, dans l’affaire des détournements des frais de financement du Parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, après le feu vert de l’Assemblée Nationale donné à cette juridiction, la députée nationale Louise Munga, ancienne ministre du Portefeuille, s’est présentée volontairement, au milieu de la semaine en cours, à l’IGF (Inspection Générale des Finances). Ici, le numéro un de ce service et ses proches collaborateurs étaient tout surpris d’une visite aussi inattendue et surtout de son objet, à savoir son désir de témoigner dans le dossier sulfureux et brumeux de Bukanza-Lonzo, truffé de zones d’ombres, dont l’IGF avait donné quelques indications dans son rapport d’audit déposé auprès du Parquet général près la Cour constitutionnelle. Leur surprise était d’autant grande qu’aucune invitation n’avait été adressée à cette députée nationale, encore couverte de ses immunités.
Mais Louise Munga ayant absolument réclamé à être entendue, les limiers de l’Inspection Générale des Finances n’avaient d’autre choix que de se mettre à son écoute. Selon des fuites parvenues au journal Le Phare, l’ancienne ministre du Budget a décliné toute responsabilité dans le tripatouillage des fonds destinés à implanter, en République Démocratique du Congo, le tout premier parc agro-industriel financé par l’Etat, dans le cadre de la lutte contre les déficits alimentaires chroniques du pays, machinalement compensés par des importations, à coups des millions voire de milliards de dollars américains.
A en croire des sources proches du dossier, Louise Munga a martelé qu’elle avait horreur de voir sa dignité de femme, de mère de famille et de personnalité politique être mêlée au dossier très sale de Bukanga-Lonzo.
Sans mâcher ses mots, elle a soutenu ne connaître ni les tenants, ni les aboutissants de la magouille orchestrée autour du projet avorté du parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. A tous ceux qui tenaient à lui tirer les vers du nez, elle a demandé d’interroger Augustin Matata Ponyo, Premier ministre à l’époque des faits.
Selon cette députée nationale, c’est l’homme à la cravate rouge qui était la plaque tournante du dossier Bukanga-Lonzo. Si la justice veut connaître la vérité dans cette affaire, elle devrait absolument se focaliser sur sa personne. Le message est-il bien reçu du côté de la chambre haute du Parlement ? La question reste posée.
L.P.