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Bukanga Lonzo : « Je ne sais pas s’il y a eu début des travaux, s’il a été rentable, s’il y a eu production ! ». (Jonathan Wata, ministre de Pêche et Élevage)

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A l’heure où le parc agro-alimentaire de Bukangalonzo commence à dévoiler ses secrets, et à la faveur de la visite du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, mercredi dernier sur le site, les langues se délient. Et de nombreux observateurs, parmi les politiques et les notables, livrent leurs points de vue respectifs sur la manière dont, selon eux, le parc de Bukangalonzo a été géré.

Jonathan Wata Bialosuka, ministre de Pêche et Élevage, s’est exprimé mercredi, à l’occasion du lancement des travaux du programme de cantonage des routes de desserte agricole, sur cette question. Une question lui a été posée par la presse, à titre du notable du Kwango (province où le parc est érigé et qui attend toujours ses retombées).

Pour Jonathan Wata, le Kwango ne sait rien sur le parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. « La province du Kwango, où ce parc est installé, ne tire aucun profit de ce Parc ».

Le ministre déplore le flou qui a été entretenu autour de ce parc. « Je ne sais pas s’il y a eu début des travaux, je ne sais pas si le parc a été rentable, je ne sais pas s’il y a eu production ».

« Nous demandons que le gouvernement provincial du Kwango soit associé désormais, pour permettre que la province du Kwango en tire profit ».

A propos des engins prétendument volés, Jonathan Wata invoque la justice, qui doit s’employer à inquiéter les auteurs de ces actes pour les sanctionner.

A ce sujet, Jonathan Wata se montre serein : « je ne pense pas que des Kwangolais sont impliqués dans ce détournement des matériels des Kwangolais ; parce qu’ils n’ont été associés ni de loin, ni de près dans la gestion de ce parc », a-t-il défendu.

Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET

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Révision constitutionnelle en RDC : Le sénateur Pascal Omana Bitika recadre Modeste Bahati Lukwebo et appelle à dépasser les polémiques

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Dans un contexte de débats politiques autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo, le sénateur et Questeur adjoint du Sénat, Pascal Omana Bitika, est sorti de son silence pour répondre fermement à la récente sortie médiatique de son collègue Modeste Bahati Lukwebo. Dans une déclaration adressée à ses pairs, il clarifie sa position, réaffirme sa loyauté envers le chef de l’État et défend l’idée d’une actualisation du texte constitutionnel.

Loyauté réaffirmée au Président de la République

D’entrée de jeu, le sénateur Pascal Omana Bitika tient à dissiper toute ambiguïté quant à son positionnement politique. Dans son message adressé à ses collègues sénateurs, il réaffirme son attachement au Président de la République, Félix‑Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Selon lui, son engagement envers le chef de l’État demeure constant et sans équivoque, soulignant ainsi sa fidélité à la vision politique portée par le président.

Cette clarification intervient dans un climat politique marqué par des divergences d’opinions au sein de la classe politique sur plusieurs sujets institutionnels majeurs.

Plaidoyer pour une révision de la Constitution

Au cœur de son intervention, Pascal Omana Bitika défend la nécessité d’une révision de la Constitution actuellement en vigueur en République démocratique du Congo.

Pour le sénateur, ce texte fondamental a été élaboré dans un contexte politique particulier, influencé notamment par des acteurs issus de l’ancienne mouvance mobutiste ainsi que de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL).

Dans cette perspective, il estime que la Constitution mérite aujourd’hui une actualisation afin de mieux correspondre aux réalités institutionnelles actuelles et aux aspirations contemporaines du peuple congolais.

Cette position s’inscrit dans un débat récurrent au sein de la classe politique congolaise sur l’opportunité d’adapter certains mécanismes institutionnels aux évolutions du pays.

Un appel à la retenue dans le débat politique

Face aux tensions et aux déclarations publiques parfois virulentes, le Questeur adjoint du Sénat invite les acteurs politiques à privilégier la hauteur d’esprit.

Sans citer explicitement son collègue Modeste Bahati Lukwebo, sa déclaration apparaît comme une réponse directe à certaines prises de position jugées polémiques.

Pour Pascal Omana Bitika, la politique reste un espace de débats et d’évolution, qui doit s’adapter aux mutations sociales et institutionnelles du pays.

Il exhorte ainsi les responsables politiques à éviter les querelles inutiles et à privilégier un débat constructif autour des enjeux majeurs de la nation.

Un débat institutionnel relancé

Par cette réaction ferme, Pascal Omana Bitika relance le débat sur la réforme constitutionnelle et appelle à un dialogue politique plus serein.

À travers cette mise au point, le sénateur semble vouloir recentrer les discussions sur l’essentiel : l’évolution des institutions congolaises et la consolidation de la gouvernance, dans un esprit de responsabilité et de cohésion nationale.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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