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Bukanga Lonzo : « Je ne sais pas s’il y a eu début des travaux, s’il a été rentable, s’il y a eu production ! ». (Jonathan Wata, ministre de Pêche et Élevage)
A l’heure où le parc agro-alimentaire de Bukangalonzo commence à dévoiler ses secrets, et à la faveur de la visite du Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba, mercredi dernier sur le site, les langues se délient. Et de nombreux observateurs, parmi les politiques et les notables, livrent leurs points de vue respectifs sur la manière dont, selon eux, le parc de Bukangalonzo a été géré.
Jonathan Wata Bialosuka, ministre de Pêche et Élevage, s’est exprimé mercredi, à l’occasion du lancement des travaux du programme de cantonage des routes de desserte agricole, sur cette question. Une question lui a été posée par la presse, à titre du notable du Kwango (province où le parc est érigé et qui attend toujours ses retombées).
Pour Jonathan Wata, le Kwango ne sait rien sur le parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo. « La province du Kwango, où ce parc est installé, ne tire aucun profit de ce Parc ».
Le ministre déplore le flou qui a été entretenu autour de ce parc. « Je ne sais pas s’il y a eu début des travaux, je ne sais pas si le parc a été rentable, je ne sais pas s’il y a eu production ».
« Nous demandons que le gouvernement provincial du Kwango soit associé désormais, pour permettre que la province du Kwango en tire profit ».
A propos des engins prétendument volés, Jonathan Wata invoque la justice, qui doit s’employer à inquiéter les auteurs de ces actes pour les sanctionner.
A ce sujet, Jonathan Wata se montre serein : « je ne pense pas que des Kwangolais sont impliqués dans ce détournement des matériels des Kwangolais ; parce qu’ils n’ont été associés ni de loin, ni de près dans la gestion de ce parc », a-t-il défendu.
Émile Yimbu/CONGOPROFOND.NET
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HGR Kinkole sous tension : Après les violentes échauffourées, les médecins déclenchent une grève dès ce jeudi 16 avril
L’Hôpital Général de Référence de Kinkole a vécu des heures de vive tension dans la nuit du 14 au 15 avril 2026, plongeant le personnel soignant, les malades et leurs gardes dans une situation de panique généralisée. Selon les témoignages recueillis auprès des médecins de garde, des individus venus de Pakadjuma auraient pris le contrôle d’une partie du service de chirurgie, armés notamment de flèches et d’autres instruments jugés agressifs.
D’après les récits du personnel médical, plusieurs portes administratives ont été forcées, notamment celles du secrétariat, du bureau de l’Administrateur Gestionnaire Titulaire (AGT) ainsi que d’autres bureaux centraux. Si les assaillants ne sont pas parvenus à ouvrir certaines pièces, leur présence a suffi à semer la peur dans tout l’établissement. Les malades, les gardes-malades et les soignants ont été pris de panique face à cette intrusion brutale au sein d’un lieu censé être dédié aux soins et à la sécurité.
Le bilan provisoire communiqué par les médecins fait état d’au moins quatre morts alors qu’un premier rapport faisait état de deux décès par balle ainsi que de douze blessés, dont trois cas graves. Plusieurs biens appartenant aux prestataires, patients, stagiaires et accompagnants auraient également été emportés lors des violences. Les blessés ont été transférés à l’hôpital militaire de Kokolo sur décision des autorités communales de N’sele.
Face à cette situation jugée intenable, la quasi-totalité du personnel soignant a quitté l’hôpital et a décrété une grève à compter de ce jeudi 16 avril. Les médecins dénoncent l’absence de garanties sécuritaires et refusent de reprendre le travail tant que leur intégrité physique, celle des patients et celle des infrastructures hospitalières ne seront pas assurées.
Dorcas Mwavita/CONGOPROFOND.NET
