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Bukanga-Lonzo : enfin, des poursuites judiciaires contre Matata Ponyo !

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En dépit de la forte campagne médiatique entourant la dernière récolte de maïs au Parc agro-industriel de Bukanga- Lonzo, menée tambour battant, au sein de l’opinion kinoise, rien n’y fait. Les violations de la loi de passation des marchés publics n’ont pas été effacées au tableau du rapport accablant de l’Inspection générale des finances.

Comme on peut le relever en cette circonstance, la récente publicité sur la production des céréales, fut-elle performante aux yeux de certains agriculteurs et consommateurs, n’enlève en rien le caractère infractionnel des faits que l’on reproche actuellement aux gestionnaires de ce dossier.

Au moment où l’opinion est partagée entre la recherche de la vérité dans cette affaire et le souci de sauver ce qui peut l’être encore dans ce grand parc, la justice congolaise, très active par ces temps qui courent, vient d’être mise en branle avec la demande de levée d’immunités qui proviendrait du Procureur général près la Cour de cassation, et adressée au Bureau du Sénat.

Cette demande, selon une source judiciaire, viserait en premier lieu le sénateur Augustin Matata Ponyo et ensuite, sa collègue Ida Kamonji, dont on dit qu’elle était à l’époque des faits, directrice générale de cette entreprise agro-industrielle.

A en croire quelques extraits de ces rapports, dont des larges extraits ont été balancés dans certains médias, il est fait état d’un détournement de 7.392.162.677 Francs congolais, l’équivalent de 7.989.408,08 de dollars, fonds destinés à l’acquisition des machines auprès de la société Africom, qui ne reconnait pas avoir reçu une certaine commande pour des équipements, dont des matériels divers ainsi que des intrants agricoles. Non livrés au Parc agro-industriel, ces équipements et divers matériels sont demeurés non seulement non livrés, mais introuvables à Bukanga- Lonzo.

Pire, aucune lettre de protestation adressée au fournisseur n’a été enregistrée dans cette affaire, ni des démarches entreprises pour la restitution des fonds versés dans le cadre de différentes commandes.

Chose que Mme Ida Naserwa, la nouvelle D.G. du Parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, a déploré dernièrement au cours d’une réunion de service qu’elle avait présidée en personne.

Entre autres griefs articulés contre le sénateur Matata Ponyo, on relève le paiement du montant de 510.883,83 dollars versé à la firme Desticlox, dans le cadre des frais de gestion, alors que cette entreprise était inexistante dans le partenariat de gestion conclu entre l’Etat congolais et la société Africom.

Pour l’Inspection générale des finances, c’est sans titre ni droit que cette firme a été insérée dans ce partenariat. Et l’IGF est allée fouiner d’autre part dans le capital social où les engagements et les paiements des sommes dues par l’Etat congolais aux sociétés Parcagri SA, Separagri SA et Marikin SA; n’offraient aucune visibilité.

Sans déceler la moindre justification, alors que les écritures sont demeurées indélébiles dans les livres de la comptabilité de Bukanga-Lonzo.

Dans cette affaire nébuleuse et scandaleuse, il y a plus révoltant le fait qu’il a été constaté une négligence coupable dans le chef de l’ancien Premier ministre dont on dit qu’il ne s’était pas entouré de toutes les mesures prudentielles nécessaires pouvant garantir la bonne gestion du projet. C’est ce qui a abouti à rendre opaque, la gestion menée par les partenaires sud-africains. Ce qui laisse entrevoir un laisser-aller coupable dans le chef de différents partenaires de cette entreprise-phare de Bukanga- Lonzo.

J.R.T./LE PHARE

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Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique

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Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers

Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.

À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.

Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.

Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.

Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.

Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.

Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.

Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.

Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.

À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET 

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