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Actualité

Brazzaville : Alexis Gisaro participe à un atelier sur la concession à long terme pour la gestion durable des corridors routiers

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Depuis le mercredi 06 novembre 2024, Brazzaville accueille un atelier de partage d’expériences sur la concession à long terme comme solution pour la gestion pérenne des corridors routiers. Cet événement se tient aux tours jumelles situées au quartier Mpila et réunit diverses délégations de pays africains ainsi que des acteurs clés du secteur, notamment des ministres, des ambassadeurs et des directeurs généraux d’organisations liées aux infrastructures et travaux publics.

Deux temps forts ont marqué cette rencontre. Dans un premier temps, le Ministre d’État congolais chargé de l’Aménagement du Territoire, des Infrastructures et de l’Entretien Routier, Jean-Jacques Bouya, a ouvert les travaux par une séance introductive. Il a présenté l’historique de son ministère, qui se positionne à la base de ce grand projet routier, une fierté pour le Congo-Brazzaville. Initié en 2011 par le Président Sassou Nguesso, le projet de construction de la RN1 a évolué pour inclure la RN1 bis et s’étendra bientôt à la RN2, dont les études sont déjà achevées. Le réseau routier national du Congo, long de 2114 km, est désormais construit selon des standards internationaux, avec 535 km pour la RN1 et 130 km pour la RN1 bis.

Le second temps fort de l’atelier a été une randonnée routière effectuée par la délégation à bord de bus, avec des arrêts de quelques minutes à différents postes de péage et de pesage, notamment à Lifoula, Yié, Ngamandzambala, Keni, Mengo, Moukondo et Louadi. Alexis Gisaro, Ministre d’État aux Infrastructures et Travaux Publics de la République Démocratique du Congo, a pris une part active à cet atelier. Il a salué le système de Partenariat Public-Privé (PPP) en République du Congo et a promis de l’adopter à son retour au pays. « En RDC, nous avons déjà des expériences de concession, mais je dois avouer que la gestion ici est à un niveau beaucoup plus professionnel. La gestion des infrastructures via le PPP est la seule approche qui garantit des résultats probants, » a-t-il déclaré. Il a également souligné l’urgence de pérenniser les investissements publics, souvent entravés par des budgets limités.

Longue de 535 km, la RN1, qui relie Brazzaville à Pointe-Noire, est mise en concession depuis 2019 sous le système de PPP. Elle comprend 36 ponts, 837 dallots et 11 postes de péage, dont 7 sont déjà en service. La concession dure 30 ans, et le concessionnaire est responsable de la maintenance et de la protection de la route, en s’appuyant sur l’expertise de sous-traitants sous la supervision de la Direction Générale des Grands Travaux (DGGT).

En cette deuxième journée d’atelier, des échanges sont prévus entre les partenaires et experts participants, provenant de la RDC, du Gabon, du Tchad, du Cameroun et de la République Centrafricaine.

Désiré Rex Owamba /CONGOPROFOND.NET 

Politique

Assemblée nationale : Sous la conduite de Boji Sangara et Djoli Eseng’Ekeli, le temple des lois retrouve sa rigueur constitutionnelle

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En recevant, dans le strict respect des formes républicaines, le rapport annuel de la CENI des mains de Denis Kadima, le tandem Aimé Boji Sangara – Jacques Djoli Eseng’Ekeli a offert ce mardi 14 avril 2026 une magistrale leçon de droit parlementaire. Loin des tumultes et des improvisations du passé, le Palais du Peuple démontre qu’il est redevenu le sanctuaire intangible de la procédure.

Ce mardi 14 avril 2026 restera comme l’illustration éclatante qu’un État de droit se construit d’abord par la stricte observance des gestes prescrits. En recevant officiellement Denis Kadima dans l’antre du bureau de l’Assemblée nationale, le Président Aimé Boji Sangara n’a pas seulement ouvert sa porte ; il a ouvert la session de contrôle parlementaire à l’heure exacte où la loi l’exigeait.

Accompagné du rapporteur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, orfèvre constitutionnel dont la présence suffit à garantir l’orthodoxie juridique du moment, ce binôme a transformé une formalité administrative en une démonstration de force institutionnelle : ici, au Palais du Peuple, on ne badine plus avec le calendrier de la démocratie, et chaque échéance légale est honorée avec une rigueur qui force le respect de tous les acteurs politiques.

Le dépôt des 550 exemplaires du rapport annuel — un par député national, ni un de moins, ni un de trop — incarne à lui seul la révolution procédurale silencieuse en cours. Couvrant la période stratégique d’avril 2025 à mars 2026, ce document n’est pas un simple bilan technique ; c’est la feuille de route authentifiée des prochaines échéances électorales. Dans une tradition où les documents se perdaient parfois dans les couloirs ou n’arrivaient que tronqués dans les mains des élus, la précision mathématique exigée par le Professeur Djoli et orchestrée par le Speaker Boji Sangara envoie un signal limpide : le Parlement ne délibère plus sur des rumeurs, il légifère et contrôle sur pièces.

En remettant matériellement à chaque élu la totalité de l’œuvre de la Centrale Électorale, le duo dirigeant de la Chambre basse élève le débat à venir au rang d’examen rigoureux, là où régnait hier l’à-peu-près. Cette image d’un Parlement respectueux de ses propres règles jusqu’au détail protocolaire est la plus cinglante des réponses aux sceptiques de la gouvernance congolaise. La CENI de Denis Kadima n’a pas été convoquée comme un justiciable à la barre, mais accueillie comme une institution partenaire dans le cadre défini par la Loi fondamentale.

En verrouillant ainsi la procédure, Aimé Boji Sangara et Jacques Djoli Eseng’Ekeli ne protègent pas seulement la majorité ou l’opposition ; ils protègent la République elle-même contre ses vieux démons d’improvisation. Dans une Afrique centrale en quête de repères, le message porté ce 14 avril depuis Kinshasa est d’une clarté assourdissante : quand les hommes de droit sont à la manœuvre, les institutions respirent au rythme serein et inébranlable de la Constitution.

TEDDY MFITU
Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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