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Brazzaville accueille, du 23 au 24 mai, le 13ème Forum sur la Gouvernance Forestière
Après les engagements historiques pris lors de la COP26, notamment en faveur des forêts, ce 13ème Forum sur la Gouvernance Forestière (FGF) à Brazzaville, en République du Congo, mettra à l’honneur un panel de haut niveau axé sur le lien entre la gouvernance forestière, l’économie verte, le changement climatique et l’utilisation des terres.
Au cours de ses deux journées, l’organisation envisage de :
– Mettre en vedette les réalisations, et démontrer l’expertise et l’expérience des différentes parties prenantes en termes d’implication et d’engagement des acteurs non étatiques, du secteur privé et du gouvernement dans la gouvernance forestière et foncière en République du Congo en particulier, et dans le bassin du Congo en général.
– Influencer les décideurs de politiques et le gouvernement pour qu’ils soutiennent les actions qui améliorent la conservation des forêts, la gouvernance et les efforts déployés pour l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ses effets.
– Fournir aux acteurs non étatiques, notamment les peuples autochtones, les communautés locales et autres groupes marginalisés, une plateforme, un cadre approprié et la participation au dialogue avec les décideurs, les gouvernements, le secteur privé, ainsi que les partenaires financiers.
Notons que les forêts du Bassin du Congo constituent l’un des plus importants réservoirs de biodiversité dans le monde. Elles fournissent des moyens de subsistance à plus de 75 millions de personnes qui comptent sur les ressources naturelles locales. Mais à cause de la mauvaise gouvernance observée, cette richesse tend à disparaître au fil des temps, ce qui représente une menace pour la survie des populations qui y sont installées.
De nombreuses initiatives ont vu le jour pour pallier cette situation parmi lesquelles la certification forestière, REDD+ et les APV-FLEGT. Les pays du bassin du Congo ont fait de la gouvernance forestière une priorité au sein de la Commission des Forêts d’Afrique Centrale (COMIFAC). Pour y parvenir, il est évident que toutes les parties prenantes à la gestion durable des forêts se sentent concernées et doivent s’impliquer. Dans cette perspective, le projet PASGOF-SNOIE cofinancé par l’Union européenne et le ministère de l’Economie forestière a organisé le Forum sur la Gouvernance Forestière (FGF) en République du Congo.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
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395 millions USD pour désengorger Kinshasa : Judith Suminwa évalue l’avancement des rocades
La Première Ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, ce mardi 12 mai, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, un ambitieux projet routier de 73 kilomètres destiné à transformer durablement la mobilité dans la capitale congolaise.
Ce vaste corridor reliera l’est et l’ouest de Kinshasa, depuis la commune de Kimbanseke et la zone de l’aéroport international de N’djili jusqu’à Kinsuka Pompage, dans la commune de Ngaliema, en passant notamment par Mitendi et la Route nationale numéro 1 (RN1).
Estimés à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais issu du programme SICOMINES, les travaux ont été lancés en juin 2024 sous l’impulsion du Président de la République, Félix Tshisekedi, pour une durée prévisionnelle de trois ans.

Une visite de terrain pour mesurer l’état réel du projet
Accompagnée du Gouverneur de Kinshasa, du Ministre de l’Aménagement du territoire ainsi que de la Ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, la Cheffe du Gouvernement s’est rendue sur plusieurs sites afin d’évaluer personnellement l’évolution des travaux.
Pour Judith Suminwa Tuluka, cette descente sur terrain était indispensable afin de confronter les rapports administratifs à la réalité du chantier.
« Il y a presque deux ans, en juin 2024, le Chef de l’État avait lancé les travaux de ces rocades. Il était important pour moi de venir voir personnellement comment les choses évoluent sur le terrain. Nous recevons régulièrement des rapports, nous suivons les images et les vidéos, mais rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la Première Ministre.
Un périphérique stratégique pour décongestionner Kinshasa

Pensées comme un véritable périphérique urbain, les rocades Sud-Est et Sud-Ouest doivent permettre de désengorger les principaux axes routiers de la capitale, particulièrement la RN1, saturée par le trafic en provenance ou en direction du Kongo Central, du Grand Bandundu et de l’aéroport international de N’djili.
Au cours de sa visite, Judith Suminwa Tuluka a parcouru plusieurs tronçons déjà ouverts ou en cours d’aménagement, notamment entre le quartier Ndjoku et Mitendi, où un important échangeur est en construction.
« Cette rocade est conçue comme un périphérique qui permettra de désengorger Kinshasa. À Mitendi, la rocade passera sous la Nationale numéro 1 tandis que la RN1 passera au-dessus. Ce type d’infrastructure va profondément transformer la mobilité dans la ville », a expliqué la Cheffe du Gouvernement.
Des infrastructures modernes pour renforcer la connectivité

La Première Ministre a également salué les dispositifs techniques mis en place pour lutter contre les érosions et sécuriser durablement les infrastructures routières.
Murs de soutènement, importants travaux de terrassement et tracé en deux fois deux voies figurent parmi les aménagements prévus pour améliorer la fluidité de la circulation et les conditions de déplacement des habitants de Kinshasa.
« Nous avons vu les travaux de stabilisation ainsi que le tracé de cette future route à deux fois deux voies. Tout cela permettra d’améliorer durablement les déplacements des Kinois », a-t-elle souligné.
Judith Suminwa Tuluka a par ailleurs replacé ce projet dans la vision nationale de modernisation des grands corridors routiers portée par le Chef de l’État afin de renforcer la connectivité entre les provinces et les espaces économiques du pays.
Le défi des indemnisations au cœur des préoccupations

Malgré l’avancement des travaux, la Première Ministre a insisté sur la nécessité d’accélérer les opérations d’expropriation et d’indemnisation des populations concernées afin d’éviter tout retard dans l’exécution du projet.
« Le principal défi aujourd’hui reste l’expropriation et l’indemnisation des populations concernées sur certains tronçons. Nous nous sommes entendus avec notre partenaire chinois, dans le cadre du programme SICOMINES, pour finaliser ces opérations afin de permettre l’achèvement du projet dans les délais prévus, idéalement d’ici septembre 2027 », a-t-elle indiqué.
Le partenariat sino-congolais mis au service des infrastructures

La Cheffe du Gouvernement a enfin salué les retombées du partenariat sino-congolais revisité sous l’impulsion du Président de la République, estimant que celui-ci permet désormais d’accroître les investissements dans les infrastructures structurantes au bénéfice direct des populations.
« Aujourd’hui, les résultats commencent à être visibles. Les travaux ne concernent pas seulement Kinshasa. Ils s’inscrivent dans une dynamique plus large de connexion des provinces et des grands corridors économiques du pays », a-t-elle conclu.
Le projet des rocades s’inscrit dans le troisième pilier du Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028 consacré à « l’aménagement du territoire national en vue d’une connectivité maximale », avec pour objectif de renforcer les infrastructures stratégiques et d’améliorer durablement la mobilité urbaine et interprovinciale.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
