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Brazza/Congo-Banque Mondiale : Bonne note sur la mise en œuvre du projet Central African Backbone
Les deux parties, Congo et Banque Mondiale, engagées dans l’exécution du projet Central African Backbone, composante affichent leur satisfaction quant aux résultats obtenus. C’est qui ressort des travaux de la session de restitution des conclusions de l’évaluation de la mise en œuvre du projet Central African Backbone (CAB) composante Congo financé par la banque mondiale, ce jeudi 27 décembre 2018, à Brazzaville.
Patronnée par le Ministre des postes, Léon Juste Ibombo, des postes, des télécommunications et de l’économie numérique, la cérémonie s’est déroulée en présence de la représentante résidente de la Banque Mondiale au Congo Madame Korotoumou OUATTARA et des membres du comité de pilotage dudit projet.
Né de la volonté des chefs d’États de la CEMAC exprimée lors du sommet de Ndjamena en 2007 dans le cadre de l’intégration sous régionale à travers les infrastructures large bande à fibre optique, le projet CAB devait principalement permettre de réduire le cout de la connectivité régionale et internationale, améliorer la qualité des services en facilitant la connexion de tous les pays de la CEMAC.
Le projet CAB-CIT-CG dans son premier volet financé par la banque mondiale, qui arrive à son terme, a produit des résultats satisfaisants avec un bilan élogieux. A son actif, plusieurs réalisations parmi lesquelles la connexion physique en réseau à fibre optique entre le Congo et le Gabon, et la fourniture de l’Internet dans les différents instituts de l’Université Marien NGOUABI, ainsi que la tenue des séminaires de renforcement des capacités. » La construction de 504 Km de fibre optique terrestre entre Pointe-Noire et Lékoko, est un apport considérable, dans le contexte de réduction de la fracture numérique », a dit Yvon Didier MIEHAKANDA, coordonnateur du projet CAB Congo dans son mot préliminaire.
A l’occasion de cet atelier de clôture de l’évaluation de la mise en œuvre du projet CAB, le Ministre Léon Juste IBOMBO, a dans son allocution, indiqué que la coopération CONGO-Banque Mondiale en ce qui concerne le premier volet du projet CAB-CIT-CG est un grand succès : « Au-delà de ses réalisations, ce projet a impulsé un élan réel d’arrimage du Congo à l’économie numérique. Car le pays a pu se doter d’un premier point d’échange internet en Afrique, d’une plateforme CG qui permettra de valoriser le nom de domaine national et d’ un cadre institutionnel et légal en cours d’adoption qui régit l’économie numérique dans notre écosystème. » A signifié le ministre de tutelle, avant de déduire : « Aujourd’hui nous clôturons un chapitre avec succès ». Le Ministre Léon Juste IBOMBO a, aussi saisi cette occasion pour inviter les compétences concernées à tout mettre en œuvre pour que l’entretien et la maintenance de ce réseau soient assurés de façon permanente et a annoncé le début en 2019 des travaux des réseaux qui relieront le Congo au Cameroun et à la Centrafrique, avec l’appui de la Banque Africaine de Développement.
De son coté, la représentante résidente de la Banque mondiale au Congo, Madame OUATARA, a exprimé son satisfecit s’agissant surtout de l’exécution financière et physique enregistrée a la clôture dudit projet, ainsi que son financement additionnel. Les objectifs de développement sont atteints a-t-elle renchéri : « le projet CAB-CIT-CG et le financement additionnel ont enregistré à leur clôture, le 26 Décembre 2018 , des taux financiers respectifs de 100% et de 99,21% ».
Vu l’importance de ce projet, Madame Korotoumou OUATARA demande au gouvernement congolais de maintenir le cap des reformes de libéralisation du secteur des télécommunications. La banque mondiale réitère à la fin de cette première coopération son engagement d’accompagner le Congo dans le secteur de l’économie numérique, grâce à la poursuite du dialogue sectoriel pour contribuer à la stratégie gouvernementale de diversification économique.
Achille Tchibakaba, CONGOPROFOND.NET/ Correspondant à Brazzaville
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Kwango–Angola : Un plaidoyer pressant pour la réouverture des frontières afin de sauver l’économie locale
Dans une correspondance adressée au Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, l’organisation BOMOKO UNITY, par la voix de son président national et notable du Kwango, Iris Basuabu Ilembo, plaide pour la réouverture des frontières entre la République démocratique du Congo et l’Angola sur l’axe de la province du Kwango.
Datée du 19 mai 2026, cette lettre met en lumière les conséquences socioéconomiques de la fermeture prolongée des postes frontaliers pour les populations vivant dans les territoires de Kahemba, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Le document a également été transmis pour information au Président de la République, à la Première ministre, à la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, au Directeur général de la DGM ainsi qu’aux autorités provinciales du Kwango.

Une fermeture aux lourdes conséquences économiques
Dans son plaidoyer, BOMOKO UNITY rappelle que les échanges avec les provinces angolaises voisines constituent depuis longtemps un pilier essentiel de la survie économique des populations frontalières.
Selon la lettre, la fermeture des frontières perturbe gravement les activités commerciales, les mouvements des populations et l’approvisionnement en produits de première nécessité. Cette situation accentuerait la pauvreté, le chômage ainsi que la précarité dans une province pourtant dotée d’importantes potentialités économiques et humaines.
L’organisation estime que la reprise contrôlée des échanges transfrontaliers permettrait non seulement de relancer le commerce local, mais aussi d’améliorer les recettes publiques grâce à l’encadrement formel des activités économiques.
La réouverture des frontières comme levier d’intégration régionale
Le document insiste également sur les liens historiques, culturels et familiaux qui unissent les populations du Kwango à plusieurs provinces angolaises, notamment Uíge, Malanje et Lunda-Norte.
Pour les auteurs de la correspondance, la réouverture des frontières représenterait un véritable facteur d’intégration régionale et de stabilité sociale dans cette partie de la RDC. Ils soulignent qu’une telle mesure contribuerait à réduire les circuits clandestins, à fluidifier les déplacements des populations et à renforcer la coopération économique et sécuritaire entre Kinshasa et Luanda.
BOMOKO UNITY sollicite une mission d’évaluation et un dialogue avec le gouvernement
Au-delà du plaidoyer, BOMOKO UNITY formule plusieurs recommandations aux autorités nationales. L’organisation demande notamment l’examen diligent de la question relative à la réouverture des postes frontaliers, l’organisation d’une mission d’évaluation sécuritaire et administrative ainsi que la mise en place d’un cadre de concertation impliquant les autorités provinciales et les services spécialisés compétents.
Les signataires sollicitent également une audience auprès du Vice-Premier ministre afin d’échanger directement sur les préoccupations des populations frontalières et d’explorer les pistes d’une réouverture progressive et sécurisée des frontières.
Convaincue que le développement des provinces frontalières passe par une meilleure intégration économique sous-régionale, BOMOKO UNITY espère une réponse favorable des autorités congolaises à cette requête jugée vitale pour l’avenir du Kwango.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
