Actualité
2 présumés trafiquants RD Congolais des produits de la faune arrêtés à Brazzaville
Ce mardi 02 octobre 2018, deux présumés délinquants fauniques, tous de nationalité congolaise de la République Démocratique du Congo, ont été arrêtés en flagrant délit de détention illégale, circulation et tentative de commercialisation de plusieurs produits de la faune.
Ils ont été pris les mains dans le sac avec deux cent soixante baguettes chinoises en ivoire, une centaine de bracelets, colliers et bagues en ivoires, une centaine de pendentifs en ivoire, 7 statuettes en ivoire, 2 morceaux d’ivoires bruts, et trois peaux de panthères.
L’arrestation a eu lieu dans le quatrième arrondissement de Brazzaville(Moungali) par les éléments de la Gendarmerie et de la Direction Départementale de l’Economie Forestière de Brazzaville, grâce à l’appui du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage).
Ces produits proviendraient de Kinshasa en RDC.
Ils vivent exclusivement du trafic des produits de la faune entre la République Démocratique du Congo et la République du Congo. Les prévenus passeront devant le Procureur de la
République pour qu’ils répondent de leurs actes devant la justice congolaise. Ils encourent des peines allant jusqu’à cinq (5) ans d’emprisonnement ferme.
Au cours des dernières années, le trafic des espèces fauniques au monde est devenu plus organisé, plus lucratif, plus mondialement répandu, et plus dangereux que jamais avant. Un rapport publié par Wildlife conservation society (WCS) déclare que les éléphants des forêts d’Afrique ont décliné de 62% en 10 ans. Ce même rapport ajoute que chaque 15 minutes, en moyenne un éléphant est illégalement abattu sur le continent africain pour nourrir une demande insatiable en ivoire.
Le commerce illégal des produits de la faune conduit à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde.
En République du Congo, l’éléphant et la panthère font partie des espèces animales intégralement protégées, conformément à l’arrêté n°6075/MDDEFE / CAB du 9 avril 2011 déterminant les espèces animales intégralement et partiellement protégées.
En outre, l’article 27 de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées stipule : « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».
Achille Schilains, CONGOPROFOND.NET/ correspondant à Brazzaville
À la Une
Fin de mission de James Swan à Goma : Appel pressant de la MONUSCO pour un cessez-le-feu durable et la protection des civils
À l’issue de sa première mission de terrain dans l’Est de la République démocratique du Congo, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la MONUSCO, James Swan, a dressé un état des lieux préoccupant de la situation sécuritaire au Nord-Kivu et en Ituri, tout en réaffirmant la détermination des Nations Unies à soutenir le retour de la paix.

Une mission au cœur des zones en crise
De Beni à Bunia, en passant par Goma, cette tournée a permis au chef de la MONUSCO de prendre la mesure des défis persistants liés à l’insécurité, aux violences armées et aux déplacements massifs des populations. Il a salué la qualité des échanges avec les autorités locales, les acteurs humanitaires et les communautés affectées, dont les préoccupations restent dominées par la quête de protection et de stabilité.
Priorité à la protection des civils et au cessez-le-feu
Au cours de cette mission, James Swan a travaillé avec ses équipes à la définition de priorités opérationnelles, notamment en matière de protection des civils. L’appui au cessez-le-feu figure en tête des urgences, avec une implication renforcée de la MONUSCO dans le Mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+) et en collaboration avec le Joint Intelligence Fusion Center (JIFC), conformément aux orientations du Conseil de sécurité.
Un appel à la désescalade et au respect des engagements
Insistant sur la nécessité d’une désescalade rapide, le diplomate onusien a exprimé l’espoir de voir émerger un cessez-le-feu effectif, condition essentielle à une paix durable dans l’Est de la RDC. Il a, à cet effet, réaffirmé l’engagement « inébranlable » des Nations Unies à mettre en œuvre les résolutions 2773 et 2808 adoptées en 2025 par le Conseil de sécurité des Nations unies, lesquelles rappellent le respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du pays.
Processus de paix et rôle de la communauté internationale
Les discussions menées à Goma ont également porté sur l’opérationnalisation des mécanismes de suivi du cessez-le-feu ainsi que sur l’avancement des processus diplomatiques de Doha et de Washington, en synergie avec les initiatives de l’Union africaine. James Swan a appelé toutes les parties prenantes à honorer leurs engagements pour éviter une nouvelle détérioration de la situation.
La MONUSCO réaffirme son engagement aux côtés des Congolais
En conclusion, la MONUSCO a réitéré sa volonté de poursuivre ses efforts aux côtés des autorités congolaises et des populations, afin de renforcer la protection des civils, soutenir les initiatives de paix et contribuer à la restauration de l’autorité de l’État. Une démarche qui vise, à terme, à offrir aux populations de l’Est de la RDC les conditions d’une stabilité durable et d’un avenir apaisé.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
