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Boycott de la Hors-Session Exetat 2023 : Sama Lukonde en sapeur-pompier !
Les Inspecteurs de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, sont décidés de boycotter l’organisation des épreuves de l’Examen d’Etat, édition 2023, en commençant par la dissertation prévue ce lundi 08 mai 2023, sur toute l’étendue de la République.
Ceci est après avoir évalué, le 30 avril dernier, journée dédiée à l’Enseignement, des promesses faites par le Gouvernement de la République et non exécutées au mois d’avril dernier, comme cela était prévu.
Pour mettre fin à cette grogne sociale qui est aussi observée au Ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, nous dit la cellule de communication de la Primature, le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde, a réuni autour de lui, le jeudi 04 mai 2023 à la Primature, les deux ministres sectoriels ainsi que leurs collègues du Budget et des Finances, pour étudier à fond cette question en vue de trouver des solutions idoines.
En effet, à en croire le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique, Tony Muaba Kazadi et son collègue de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Muhindo Nzangi Butondo, qui se sont confiés à la presse à tour de rôle, le Chef du Gouvernement a donné des instructions claires pour que tout soit mis en œuvre dans le seul but de rencontrer les préoccupations des enseignants et des professeurs.
« Nous venons de sortir d’une réunion autour du Premier Ministre avec les collègues sectoriels. Le Premier Ministre avait tenu à la présence du Ministre d’État en charge du Budget ainsi que celui des Finances pour voir dans quelle mesure nous pouvons rencontrer les préoccupations des professeurs au niveau de l’ESU ainsi que des enseignants au niveau de l’EPST, ainsi que des cadres et services centraux. Vous avez suivi déjà que les inspecteurs qui ont décrété la grève et qui s’apprêtent à boycotter les épreuves certificatives et même tous les autres enseignants pour les engagements d’avril ainsi que les primes d’encadrement de la paie pour les cadres et agents des services centraux « , a déclaré Tony Muaba Kazadi.
Et d’ajouter : » Nous venons donc de faire un tour d’horizon autour du Premier Ministre. Il a été décidé qu’un cadre de concertation permanent urgent soit mis en place dès demain autour du Ministre d’État, Ministre du Budget pour que déjà tous nos services techniques, Dinacope, inspection, ainsi que le secrétariat général, accompagnés de leaders syndicaux, puissent déjà étudier comment nous pouvons prioritairement indiquer ce qui peut être dégagé pour essayer de régler les problèmes urgents pour rentrer dans le fonctionnement normal et assurer la paie régulière de tout ce qui a été convenu dans la mesure du possible ».
Signalons qu’à la suite de leur décision, les bureaux d’inspection à Kinshasa restent tous fermés, alors que nous sommes à deux jours de la passation.
Jules KISEMA KINKATU/NGOMANVILA Cellule de communication de la Primature
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« Descendez au refuge ! » : À Kyiv, j’ai vécu 2 alertes aériennes qui m’ont fait comprendre le quotidien des Ukrainiens sous les bombes (Carnet de voyage CONGOPROFOND.NET)
Pendant 3 heures d’échanges riches et passionnants avec des universitaires, des diplomates et des journalistes, nous avons eu l’opportunité exceptionnelle de découvrir les initiatives académiques et scientifiques portées par l’Ukraine en direction de l’Afrique, grâce au précieux accompagnement du Centre d’études africaines de l’Université nationale Taras Chevtchenko et de nombreux partenaires engagés.
Mais au-delà des discussions scientifiques et diplomatiques, c’est une expérience humaine forte qui marquera durablement ma mémoire.

Quand les sirènes interrompent la science
Alors que les échanges se déroulaient dans une atmosphère studieuse et conviviale, les sirènes d’alerte aérienne ont retenti à 2 reprises. À chaque fois, nous avons dû interrompre la conférence pour rejoindre en urgence un refuge anti-bombes.
Ces moments ont suscité en moi des émotions intenses. Descendre dans un abri souterrain alors que l’on participe à une conférence universitaire est une expérience qui dépasse l’imagination de ceux qui vivent loin du conflit. Cette réalité, je ne l’avais jusqu’alors observée qu’à travers les médias. La vivre personnellement m’a permis de mieux comprendre les conditions actuelles de l’Ukraine et les défis quotidiens auxquels les Ukrainiens sont confrontés depuis le début de l’agression russe.
Sur le chemin menant au refuge, une question me traversait l’esprit. J’ai alors demandé à notre hôte si les frappes russes visaient uniquement des objectifs militaires. Sa réponse fut aussi simple que percutante : « Que faut-il en penser lorsque nous sommes obligés, avec des étudiants et des chercheurs, de descendre dans un abri anti-bombes alors que nous discutons de science ? »
Cette interrogation résume à elle seule la réalité d’un pays où la guerre s’invite jusque dans les amphithéâtres, les salles de conférence et les espaces dédiés au savoir.
Le courage d’informer malgré la guerre

Cette visite a également été marquée par la présence d’une importante délégation de journalistes africains. Je tiens à saluer le courage et le professionnalisme de mes confrères venus de plusieurs pays du continent. Leur décision de se rendre en Ukraine en cette période particulièrement difficile témoigne d’un véritable engagement envers la recherche de la vérité et la compréhension des réalités du terrain.
Choisir de visiter un pays en guerre ne relève pas seulement du devoir professionnel ; cela exige aussi une part importante de courage personnel. Leur détermination à voir l’Ukraine de leurs propres yeux mérite d’être reconnue.
Cette visite m’a permis de découvrir une autre facette de l’Ukraine : celle d’un peuple qui continue d’enseigner, de rechercher, d’innover et de dialoguer avec le monde malgré les menaces permanentes. J’espère sincèrement que cette expérience contribuera à une meilleure compréhension des réalités que vivent quotidiennement les Ukrainiens et renforcera les liens entre l’Afrique et l’Ukraine dans les domaines de l’éducation, de la recherche et de la coopération internationale.
Une expérience qui rapproche l’Afrique et l’Ukraine

Au cours de cette tournée de presse, des journalistes venus du Bénin, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Mauritanie, du Sénégal et du Togo ont eu l’opportunité de couvrir les activités organisées à l’Université nationale Taras-Chevtchenko de Kyiv et de découvrir de près la réalité ukrainienne. Leur présence a donné à cette mission une dimension véritablement panafricaine, favorisant les échanges d’expériences et le partage de regards sur les défis contemporains auxquels fait face l’Ukraine.
Je tiens également à exprimer ma profonde gratitude à Saleck Zeid, Josiasse Assemon, Arnauld Kassouin, Aliya, Mohamed Diop, Robert Kra, Bernadette Ayelo Ablavi Ayibe, Paul Joel Kamtchang, Mor Amar, Eddy Tshiala Katala qui ont participé à cette tournée de presse en Ukraine. Leur professionnalisme, leur courage et leur volonté de témoigner des réalités du terrain ont contribué au succès de cette mission et à une meilleure compréhension mutuelle entre nos peuples. Ensemble, nous avons vécu une expérience marquante qui restera gravée dans nos mémoires bien au-delà de ce voyage.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
