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Boxe : participation 100 % réussie pour la RDC au CHAN Gabon 2019 !

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De bons augures pour l’équipe nationale de la RDC au championnat d’Afrique des Nations de Boxe Libreville 2019 où les fauves congolais ont ramené 14 médailles dont 3 en or, 7 en argent et en 4 Bronze.

Sur le six dames qui ont participé à cette compétition toutes ont gagné des médailles. 

Malewu Tekasalias Jorbelie a raflé la médaille d’or en battant une Camerounaise dans la catégorie moyen de 75 kg. La triple championne du Congo et championne d’Afrique, Marcela Sakobi, a perdu la finale face à une algérienne Mais elle revient avec la médaille d’argent. 

Modestine Zalia, Yumba Naomi, Brigitte Mbabi ont toutes gagné des médailles d’argent. Seule Mave Kiangebeni s’est consolée avec la médaille de bronze. 

Côté garçons, ils ont aussi fait du copié-collé de dames. 8 médailles sur 8 participants.
Tshiama David et Bukasa Rocky sont classés premiers avec deux médailles en or. Le premier a terrassé en finale un Somalien, pendant que Bukasa a mis à genoux un Camerounais. 

Ilunga Kabange, Lunata Nkosi Voda, Kapenga Nsaka, Katompa Tshimanga, Mukeba Ngalamulume,  ont tous remporté les médailles d’argent et Jerry Katamba,Jessy Kabangu, Katompa Eric sont sortis avec le bronze. 

Une participation 100 % réussie par la RDC puisque tous les participants ont glané une médaille. Chapeau bas à la fédération congolaise de Boxe que dirige le Général Ferdinand Ilunga Luyoyo, lui qui n’a fait qu’une année depuis qu’il est la tête de cette fédération. 

Pour rappel, ce championnat d’Afrique qui s’est déroulé à Libreville au Gabon a débuté le 13 mai pour tirer ses rideaux le vendredi 17 mai 2019. Parmi les participants, il y avait le Cameroun, la Somalie, l’Algérie, Maroc ainsi que le pays hôte le Gabon. 

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET 

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IA et médias africains : Melba Orlie Nzang Meyo plaide pour la souveraineté des données culturelles

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C’est à l’Université Internationale de Libreville Berthe et Jean, le mercredi 21 janvier 2026, que Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo a livré une communication dans le cadre de la Conférence internationale de la presse francophone (Cipref 2026). Au cœur de son intervention : la nécessité urgente de valoriser les données culturelles locales dans l’usage croissant de l’intelligence artificielle par les médias africains.

Face à un auditoire composé de professionnels de l’information, d’universitaires et d’étudiants, la conférencière a mis en garde contre une adoption aveugle des technologies d’IA ( Intelligence Artificielle), souvent conçues et entraînées loin des réalités africaines.

Les données locales, nerf de la guerre de l’intelligence artificielle

Pour Mme Nzang Meyo, la question des données n’est pas accessoire : elle est centrale. « Sans données locales, l’intelligence artificielle appliquée aux médias risque de devenir un instrument d’acculturation plutôt qu’un levier de développement », a-t-elle souligné.

La majorité des modèles d’IA aujourd’hui utilisés dans le monde, qu’il s’agisse de génération de textes, d’images ou d’analyses, sont entraînés sur des bases de données largement dominées par des contenus occidentaux. Une réalité qui pose un problème majeur pour les médias africains soucieux de produire une information ancrée dans leurs contextes nationaux.

Des contenus déconnectés des réalités africaines

Le risque est réel : recourir à une intelligence artificielle non nourrie de données locales peut conduire à la production de contenus historiquement approximatifs, socialement hors-sol ou culturellement inadaptés. Articles de presse, illustrations, analyses ou récits médiatiques peuvent alors refléter des schémas exogènes, éloignés des réalités géographiques, linguistiques et sociopolitiques du Gabon ou d’autres pays africains.

À l’inverse, la valorisation des archives nationales, des productions médiatiques locales et des savoirs endogènes permettrait à l’IA de mieux saisir les nuances du français gabonais, l’usage des langues vernaculaires, ainsi que les subtilités culturelles propres aux sociétés africaines.

Raconter l’Afrique avec ses propres algorithmes

L’enjeu est aussi politique et symbolique. « Si les médias africains ne valorisent pas leurs propres données, ils deviennent dépendants d’algorithmes étrangers pour raconter leur propre histoire », a averti la conférencière. Une dépendance qui pourrait, à terme, fragiliser la souveraineté narrative du continent et uniformiser les récits médiatiques.

Pour Melba Nzang Meyo, il est donc impératif que les rédactions, les institutions culturelles et les États investissent dans la structuration, la numérisation et la protection des données locales, afin que l’intelligence artificielle devienne un outil d’émancipation et non de dilution identitaire.

Qui est Melba Melba Orlie Nzang Meyo ?

Mme Melba Melba Orlie Nzang Meyo est une spécialiste des enjeux numériques et culturels, engagée sur les questions de médias, innovation technologique et valorisation des patrimoines africains. Son travail s’inscrit à la croisée de la communication, de la culture et des nouvelles technologies, avec une attention particulière portée à la souveraineté informationnelle et à la place de l’Afrique dans l’écosystème mondial de l’intelligence artificielle.

Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET

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