À la Une
Boxe : Makabu veut garder sa ceinture mondiale, Durodola envie…
C’est ce samedi 19 décembre 2020 à 20h00 au studio Maman Angebi de la RTNC que le roi des cruiserweights de la WBC, le champion du Monde Junior Ilunga Makabu va défendre sa ceinture face au Nigérian Olanrewaju Durodola. Ce dernier, après la conférence de presse et pesé, a affirmé son ambition d’arracher au Congolais sa ceinture dans son pays. Chose que Makabu n’a même voulu pas entendre parler.
Un Championnat du monde 100% africain
Notons que ça sera pour une première fois dans la boxe professionnelle que deux Africains s’affrontent pour le titre du championnat du monde, selon vice-président de la World Boxing Council (WBC), Houcine Houichi
présent à Kinshasa. Quel que soit l’adversaire, c’est l’Afrique qui gagne.

De gauche à droite, Junior Makabu, le promoteur Ilunga Luyoyo, le vice-président de WBC, Houcine Houichi et Olanrewaju Durodola ( Conférence de presse)
Le vendredi 18 décembre 2020 dans la salle de conférence de Paris Sportif Winner à Kinshasa, les deux boxeurs ont eu un premier contact ponctué d’un échange des mots, en présence de la presse. Junior Ilunga Makabu s’est dit être en forme et bien préparé pour conserver son titre gagné à Kinshasa face au Polonais Cieslak le 31 janvier dernier.
De son côté, Olanrewaju Durodola estime qu’il s’est bien préparé, en sachant que Junior Ilunga va combattre dans son pays. L’objectif du pugiliste nigérian est d’arracher cette ceinture qu’il voulait depuis longtemps.
Avec des mots autoritaires, Makabu a dit à son adversaire qu’il va rentrer mains vides et la ceinture restera au Congo, son pays qui a souffert depuis plusieurs années.
« Je me suis préparé pour défendre ma ceinture. Notre pays a souffert des années, il n’était pas représenté à l’extérieur du pays, voilà que nous avons eu la chance de représenter le pays au monde. Malgré les affirmations de mon adversaire, je vous affirme qu’il rentrera mains vides, je vous assure que je vais remporter ce combat et cette ceinture doit rester ici, pour l’Afrique et pour le Congo », a-t-il rassuré.
« Junior est champion du monde maintenant, mais après le combat, c’est moi qui sera champion, je vous assure », a réplique, Olanrewaju Durodola

Junior Ilunga Makabu, Houcine Houichi et Olanrewaju Durodola
Makabu l’artiste de K.O
Avec au passage 29 combats avec 27 victoires dont 24 par K.O, Makabu n’exclut pas ce K.O dans ce combat face au Nigérian. M mais il a estimé quand le K.O viendra personne ne le saura, surtout, il ne faut pas minimiser l’adversaire bien que le Nigerian a été battu par le polonais Cieslak et le Russe Dmitry Kudryashov, tous deux tabassés par le congolais.

« On m’appelle l’artiste des K.O, Dieu m’a fait grâce et je ne gagne que par K.O, mais en tant que sportif, quand le K.O vient personne ne le saura. Un jour, j’ai sousestimé mon adversaire et j’ai perdu mon combat à Londres. Ce n’est pas parce que ces adversaires ont tapé Durodola que je vais le sousestimer, je connais qui est Durodola et je me suis préparé pour cela. Demain, je ne vais qu’il soit surpris, s’il pense qu’il a tapé un jour un Congolais, mais c’est le temps que je venge ce congolais », a-t-il dit.

Le champion du Monde de la WBC , Junior Ilunga Makabu IlMakabu
Un Championnat du monde à huis-clos
Après les nouvelles du gouvernement sur l’instauration d’un couvre-feu national à cause du Covid-19, le roi des cruiserweights de la WBC, qui a dû attendre 11 mois, défendra son titre sans public puisque les manifestations sportives sont autorisées à huis-clos. C’est donc devant un petit nombre de privilégiés, mais en direct sur la RTNC et Canal+, que Junior Ilunga affrontera Olanrewaju Durodola, a annoncé le promoteur, mais également le président de la Fédération congolaise de boxe, Ferdinand Ilunga Luyoyo.

Anisha Basheel (Malawi) vs Thérèse Yumba (RDC)
Notons que ce combat du championnat du monde de la WBC sera précédé par quatre combats de Championnats d’Afrique ABU. Six Congolais, une Malawienne et un Kényan seront sur le ring. Marcelat Sakobi (RDC) se battra contre Zalia Munga (RDC) chez les poids plumes dames, David Tshama (RDC) sera face à Augustin Matata (RDC) chez les poids moyens messieurs. Thérèse Yumba (RDC) fera face à Anisha Basheel (Malawi) chez les poids légers dames, et Jack Mulowayi (RDC) combattra ‘ Morris Okolla (Kenya) chez les poids lourds.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
À la Une
Produits pétroliers : 43,7 millions USD de pertes certifiées, Daniel Mukoko Samba salué pour la stabilité du secteur énergétique
Alors que le marché pétrolier international continue de subir les contrecoups des tensions géopolitiques mondiales, la RD Congo poursuit ses efforts pour garantir l’approvisionnement régulier du pays en carburants. C’est dans ce contexte que le Comité de Suivi des Prix des Produits Pétroliers (CSPPP) a certifié un montant global de 43,7 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) enregistrés par les sociétés pétrolières au cours du premier trimestre 2026.

Une facture lourde pour les opérateurs pétroliers
Réunis les 28 et 29 mai derniers à Kinshasa, les membres du CSPPP ont examiné la situation des entreprises pétrolières opérant dans les 4 principales zones de consommation du pays : Ouest, Sud, Est et Nord.
À l’issue des travaux, les pertes certifiées se répartissent comme suit :
– Zone Ouest : 35,4 millions USD ;
– Zone Sud : 3,95 millions USD ;
– Zone Est : 3,64 millions USD ;
– Zone Nord : 727.491 USD.
Selon les experts du secteur, ces contre-performances sont principalement liées aux turbulences observées sur les marchés internationaux des hydrocarbures à la suite des tensions entre l’Iran, Israël et les États-Unis, qui ont affecté les coûts d’approvisionnement.
Le Gouvernement mobilisé pour éviter une crise d’approvisionnement

Face à cette situation, le Gouvernement congolais a opté pour une approche visant à préserver la continuité de l’approvisionnement du pays en produits pétroliers. Les discussions ont notamment porté sur les mécanismes permettant d’accorder des avances sur les pertes et manques à gagner, grâce aux recettes issues des stocks de sécurité. Cette mesure vise à maintenir la fluidité de la chaîne d’approvisionnement et à éviter toute rupture susceptible d’impacter les consommateurs.
Au cœur de cette dynamique figure le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.
Selon le Coordonnateur du Comité de Régulation des Prix (CRP), le ministre a renforcé les équipes chargées du suivi de la collecte des ressources parafiscales destinées au financement des remboursements des pertes et manques à gagner des sociétés pétrolières. Cette décision a permis d’améliorer la mobilisation des ressources nécessaires au fonctionnement du mécanisme de stabilisation des prix.
Depuis son arrivée à la tête du ministère de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba s’est illustré par plusieurs initiatives visant à renforcer la régulation des marchés, lutter contre les spéculations sur les prix des produits de première nécessité et améliorer le suivi des mécanismes de fixation des prix stratégiques. Son action s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de préserver le pouvoir d’achat des ménages tout en garantissant la viabilité économique des opérateurs.
Le secteur privé satisfait

Les représentants des sociétés pétrolières et du secteur privé ont salué la qualité du travail réalisé durant le processus de certification. Le président de la Commission nationale des hydrocarbures de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), Ali Mamina, a notamment mis en avant l’esprit de concertation qui a prévalu tout au long des échanges.
Cette reconnaissance traduit la confiance croissante entre les autorités publiques et les opérateurs économiques dans la gestion d’un secteur particulièrement sensible pour l’économie nationale.
Un enjeu stratégique pour l’économie congolaise

Dans un pays où le transport, l’industrie et une grande partie des activités économiques dépendent des produits pétroliers, la maîtrise des fluctuations du marché demeure un défi majeur. La certification régulière des pertes et manques à gagner, associée aux efforts de mobilisation financière entrepris par le Gouvernement, constitue un levier important pour préserver la stabilité du secteur et protéger les consommateurs contre les effets des crises internationales.
À travers ces mesures, l’exécutif entend maintenir l’équilibre entre les impératifs économiques des opérateurs et la nécessité de garantir aux Congolais un accès continu aux produits énergétiques indispensables à la vie quotidienne.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
