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Boxe : Luyoyo plébiscité meilleur prometteur par l’Union africaine de boxe
Pour avoir organisé deux fois le championnats du monde de boxe de la World Boxing Council (WBC), couplé aux championnats d’Afrique, l’Union africaine de boxe (UBA), fédération continentale de noble art affiliée à la WBC, a attribué, le 26 décembre dernier, le titre du meilleur prometteur de l’année 2020, au Congolais Ferdinand Ilunga Luyoyo, président de la Fédération congolaise de boxe (FCB) et promoteur de maison « Luyoyo Productions ».
Ilunga Luyoyo a le mérite d’avoir organisé à Kinshasa le combat de Junior Makabu et Michal Cieslak le 31 janvier 2020 pour le titre mondial de lourd-légers, et aussi celui de la défense de ceinture mondiale le 19 décembre courant face au Nigérian Olanrewaju Durodola. Ilunga Makabu a remporté les deux combats.
Outre ces combats de ceinture mondiale, il y a eu d’autres combats du championnat africain (Thérèse Yumba vs Marcela Sakobi le 31 janvier 2020 et les autres du 19 décembre de l’année en cours). Ces événements ont donc valu au président de la FBC et de Luyoyo Productions cette distinction de meilleur prometteur du noble art.
Élu président de la FBC le mardi 30 janvier 2018, Ilunga Luyoyo affiche un bilan positif à mi-chemin de son mandat. Il a engrangé 5 médailles dont 2 en or aux Jeux Africains de la Jeunesse à Alger en 2018 ; 14 médailles lors du championnat d’Afrique zone Centre Sud organisé au Gabon en février 2019. Il a récolté 5 médailles bronze et argent aux derniers Jeux africains en août dernier au Maroc.
À cela, il faut également joindre, les ceintures du championnat du monde de la WBC raflées par Junior Ilunga Makabu, ainsi que le siège moderne qu’il a doté à la fédération dans la commune de Gombe dans la capitale congolaise.
Dans sa notification, l’UBA précise que le lauréat recevra son prix de meilleur prometteur de l’année 2020 lors de la prochaine manifestation que la RDC va organiser en 2021.
Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET
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Ebola en RDC : Félix Tshisekedi convoque une réunion de crise face à une nouvelle souche inquiétante
Face à la résurgence de la maladie à virus Ebola dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé dans la nuit du lundi 18 mai une réunion de crise à sa résidence du Mont Ngaliema. Autour du Chef de l’État étaient réunis la Première ministre Judith Suminwa, plusieurs ministres sectoriels ainsi que le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe.
Au cours de cette rencontre d’urgence, le Président de la République a reçu le rapport préliminaire du ministre de la Santé publique, le Dr Roger Kamba, fraîchement revenu de la province de l’Ituri, considérée comme l’épicentre de cette nouvelle flambée épidémique. Selon les autorités sanitaires, six zones de santé sont actuellement touchées : Mongbwalu et Rwampara, principaux foyers de l’épidémie en Ituri, ainsi que Bunia et Nyankunde dans la même province. Au Nord-Kivu, les zones de Butembo-Katwa et de Goma sont également concernées.
Le rapport présenté au Chef de l’État fait état de 513 cas suspects et de 131 décès enregistrés dans les différentes zones affectées. Toutefois, le ministre de la Santé a tenu à préciser que ces décès restent pour l’instant “suspects”, des investigations étant toujours en cours afin de déterminer lesquels sont effectivement liés au virus Ebola. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein des autorités sanitaires congolaises, alors que les populations locales redoutent une propagation rapide de la maladie.
Face à l’urgence, le Président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de prendre immédiatement toutes les mesures nécessaires pour contenir la pandémie et interrompre la chaîne de transmission. Le Chef de l’État a notamment insisté sur le renforcement des dispositifs sanitaires dans les zones touchées, tout en appelant la population au calme et au strict respect des mesures barrières afin d’éviter une aggravation de la situation.
De son côté, le directeur général de l’INRB, le Dr Jean-Jacques Muyembe, a révélé que le séquençage complet du génome viral confirme la présence d’une variante Bundibugyo, génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012. Selon l’épidémiologiste, cette souche proviendrait directement d’un réservoir animal et ne dispose actuellement d’aucun vaccin ni traitement spécifique approuvé. Le célèbre virologue congolais a été chargé d’activer sans délai le protocole médical qui avait permis à la RDC de juguler les précédentes flambées d’Ebola.
Tchèques Bukasa/CONGOPROFOND.NET
