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Boxe : Ilunga Makabu sera décoré par la chancellerie des ordres nationaux

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Reçu le mardi 04 février 2020 par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, à la cité de l’Union Africaine, le Champion du Monde WBC Gold, Junior Ilunga Makabu, a présenté sa ceinture de la WBC Gold dans la catégorie de Lourd-legers raflée le 31 janvier dernier au Shark Club, dans un combat du championnat du monde face au Polonais, Michal Cieslak.

 

À en croire la presse présidentielle, c’était une rencontre de remerciements au chef de l’État que Junior Makabu et la fédération sont venus présenter devant le premier sportif congolais pour tous les efforts qu’il ne cesse de fournir pour la promotion des sports en République démocratique du Congo, notamment en boxe.

 

Satisfait d’avoir été honoré par le chef de l’État, surtout par sa présence le jour du combat, Makabu n’a pas oublié de remercier le président de la République : « C’est un honneur pour moi et pour toute la jeunesse congolaise. »

 

Dans cet entretien avec le chef de l’État, plusieurs sujets ont été abordés, entre autres, la création d’une académie de boxe pour l’encadrement des jeunes boxeurs congolais pour montrer au monde entier que la RDC a des talents en gestation, estime, Junior Ilunga Makabu

 

Le champion du monde a également parlé au chef de l’État sur sa tournée dans l’arrière-pays pour présenter sa ceinture à ses compatriotes. Par contre, le général Ilunga Luyoyo, le promoteur de Makabu, mais également président de la fédération a dit que la question de la décoration par la chancellerie des ordres nationaux de Junoir Makabu a également été abordée avec le président de la République.

 

Pour la fédération congolaise de Boxe (FBC), cette rencontre avec le chef de l’État était une occasion d’évoquer les soutiens du gouvernement aux boxeurs professionnels et amateurs

 

« On est très heureux, car tout a été réglé avec le Chef de l’État », a dit le général Ilunga Luyoyo

 

Signalons, par ailleurs, que dans cette délégation qui a rencontré le président de la République, y figurait le ministre des Sports et loisirs, Amos Mbayo, le ministre de la Jeunesse, Billy Kambale, le staff technique de Junior Makabu ainsi que certains membres de la Fédération.

 

 

 

Jolga Luvundisakio/CONGOPROFOND.NET

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Procès “des Enfants chillers” : Marie-Ange Mushobekwa réclame 3,4 millions de dollars !

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Et si le mobile n’était pas seulement la justice ? La plaidoirie de la partie civile, ce jeudi 30 Avril 2026 aura duré une heure. Elle aura aussi produit un chiffre qui a fait réagir l’assistance jusqu’aux bancs de la presse : 3.400.000 dollars américains. Un million de dollars par enfant et 200.000 dollars pour chaque mère soit 7.898.200.000 CDF (taux de 2 323 CDF) c’est-à-dire sept milliards huit cent quatre-vingt-dix-huit millions deux cent mille francs congolais.

Un montant colossal, présenté comme la juste réparation de “douleurs et souffrances aiguës intentionnellement infligées”, selon les mots du conseil de Madame Marie-Ange Mushobekwa parlant au nom de toutes les parties civiles. Mais au-delà de l’effet d’annonce, ce quantum interroge. Et ouvre une brèche que les prochaines audiences ne pourront ignorer. Car le décalage est troublant. D’un côté, un récit d’horreur : torture, détention illégale, séquestration, cages à chiens.

De l’autre, un dossier médical qui, de l’aveu même du médecin traitant Docteur Yenga Mbuta Dosh Junior, ne révèle aucun traumatisme interne, aucune fracture, aucune lésion grave. Les vidéos projetées montrent des enfants certes éprouvés, mais que l’on voit debout, capables de se mouvoir, sans trace visible de saignement (alors même que la plaignante Marie-Ange Mushobekwa affirmait que ses fils saignaient). L’écart entre la gravité alléguée et les constatations objectives interroge nécessairement la proportionnalité de la demande indemnitaire.

Quatre mois de procès, et ce constat implacable : personne n’a pu désigner Philemon Mambabwa comme le véritable architecte des violences, rien ne documente un ordre explicite sorti de sa bouche, et son récit, livré avec constance depuis le premier jour, demeure à ce jour sans contradiction. Dès lors, une question s’invite dans les couloirs du prétoire : ce procès était-il mû par la seule quête de justice, ou ce chiffre de 3,4 millions de dollars soit 7.898.200.000 Francs Congolais, trahit-il un objectif plus lucratif ?

Les parties civiles ont le droit de solliciter réparation. Mais lorsque la somme réclamée semble décorrélée de la matérialité des faits établie à l’audience, c’est la crédibilité même de la démarche qui est en jeu. La défense, qui se dit prête à plaider, ne manquera certainement pas de le relever.

TEDDY MFITU

Polymathe, chercheur et écrivain / Consultant senior cabinet CICPAR

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