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Boxe : Goma accueille un choc international entre Nelson Mangala et l’Ougandais Mugisha Musa
Après plusieurs mois de silence imposé par la situation sécuritaire, le noble art fait son grand retour à Goma. Le samedi 30 août 2025, les amateurs de boxe auront rendez-vous au stade Paralympique de Goma pour un gala explosif.
Sur le ring, le Congolais Nelson Mangala croisera les gants avec le talentueux Ougandais Mugisha Musa dans un combat international très attendu. L’événement, organisé par Nyama Boxing et OKGYM, promet une soirée de haute intensité.
Âgé de 31 ans et pensionnaire de Nyama Boxing Promotion, Nelson Mangala défendra fièrement les couleurs de la RDC dans la catégorie des poids moyens. Avec un palmarès de 3 victoires, 1 nul et 1 défaite, dont un K.O, il entend offrir à son public un spectacle mémorable et rappeler qu’il reste l’une des figures phares de la boxe congolaise.
En face, Mugisha Musa (28 ans) évolue habituellement chez les super-légers, mais montera exceptionnellement d’une catégorie pour ce duel. Classé 9ᵉ en Ouganda, il affiche 1 victoire, 3 défaites et 1 nul, et espère relancer sa carrière en s’imposant face à Mangala, actuellement 55ᵉ au classement national de sa division.
Il est important de noter que ce duel s’annonce comme un véritable bras de fer entre deux styles et deux ambitions. Sur le ring, chaque coup pourra écrire l’histoire. Le public de Goma se prépare à une soirée électrique, où passion, technique et puissance s’uniront pour offrir un spectacle digne des plus grands rendez-vous de la boxe africaine.
Cedrick Sadiki Mbala
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Nord-Kivu : à la veille de la visite ministérielle, Clovis Mutsuva appelle les chefs coutumiers à « dire la vérité » face à l’insécurité
L’arrivée annoncée du ministre des Affaires coutumières, prévue ce vendredi 17 avril 2026 dans les villes de Beni et Butembo, continue de susciter de vives réactions au sein de la communauté locale. Dans un contexte marqué par une insécurité persistante dans le Grand Nord du Nord-Kivu, plusieurs voix s’élèvent pour interpeller les autorités coutumières appelées à rencontrer le membre du gouvernement.
Parmi elles, celle de Clovis Mutsuva, leader d’opinion dans la région, se distingue par la fermeté de son ton. À la veille de cette visite officielle, il adresse un message direct aux chefs coutumiers, communément appelés Mwami, les exhortant à assumer pleinement leur rôle face aux violences qui frappent la région depuis plus d’une décennie.
Dans une déclaration empreinte d’émotion et d’indignation, il rappelle l’ampleur des souffrances endurées par la population : « Je m’adresse à nos chefs coutumiers, nos Mwami. Voici plus de dix ans que nous mourons par décapitation. Ailleurs, les coutumiers mettent fin à la guerre dans ce pays. […] Mais ici chez nous, je ne veux pas revenir sur les petits conflits qui vous occupent souvent, comme la cession des terres… »
Au-delà du constat, Clovis Mutsuva dénonce les divisions internes et les luttes de pouvoir qui, selon lui, fragilisent l’autorité coutumière et détournent l’attention des véritables enjeux sécuritaires. Il pointe également la prolifération de faux chefs coutumiers :
« Il est vrai qu’il existe des vrais coutumiers, mais les faux existent aussi, et ils sont les plus nombreux. […] C’est une occasion importante qui ne doit pas servir à exposer encore vos querelles. »
Pour ce leader d’opinion, la visite du ministre représente une opportunité cruciale à ne pas gaspiller. Il appelle les autorités traditionnelles à privilégier l’intérêt général et à proposer des solutions concrètes pour mettre fin à l’insécurité, notamment face aux exactions attribuées aux ADF.
Il insiste sur le fait que les conflits entre chefs coutumiers n’ont jamais profité à la population : « Nous, la population, n’avons jamais vu le bénéfice de tout cela. […] Allez lui dire la vérité. Réfléchissez ensemble à comment mettre fin au phénomène ADF, comment utiliser votre pouvoir pour arrêter les massacres et récupérer nos territoires. »
Son message s’étend également à la société civile et à la jeunesse, qu’il invite à éviter tout opportunisme lors de cette visite et à privilégier la responsabilité collective.
Cette prise de parole traduit un ras-le-bol croissant au sein de la population du Grand Nord, qui attend des actions concrètes de la part des autorités, tant coutumières que politiques, pour mettre un terme à une crise sécuritaire qui perdure depuis trop longtemps.
Franck Kaky / CONGOPROFOND.NET
